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24 HEURES - Le dimanche 22 novembre 2009

Corridor Québec-Windsor

Les doigts croisés pour le TGV

01/03/2009 17h19 

Voyageurs et organismes de promotion du transport en commun pressent les gouvernements de donner le feu vert au dossier du train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Windsor, ré-ouvert la semaine dernière.

Lundi dernier, les gouvernements du Québec, de l’Ontario et du Canada ont attribué un contrat de 3 millions $ au consortium EcoTrain pour actualiser les études de faisabilité d’un lien rapide, dont les premières ébauches remontent aussi loin que les années 70.

Le retour du projet dans l’actualité suscite l’enthousiasme de Transport 2000, un organisme qui fait la promotion des droits des usagers du transport en commun.

Occasion à ne pas rater

« On ne doit pas rater cette occasion de rendre notre système de transport plus durable et plus performant dans le corridor le plus peuplé du Canada », estime Justin Bur, porte-parole du conseil d’administration de l’organisme dans le dossier du TGV.

Pour l’organisme, la viabilité du TGV n’est plus à démontrer, et il s’agit maintenant d’ « identifier les étapes nécessaires à l’implantation de ce service ».

Selon les estimations des différents paliers de gouvernement, un TGV entre Québec et Windsor coûterait entre 20 et 30 milliards $.

Trop cher actuellement

À la Gare Centrale et au terminus d’autobus Centre-Ville, la plupart des voyageurs rencontrés par 24 heures souhaitaient un TGV, mais se faisaient peu d’illusions sur sa réalisation à court terme.

« Le TGV, je le croirai quand je le verrai. Ce serait formidable, mais beaucoup trop cher pour les gouvernements actuellement », croit Jean-Marie Bérubé, qui utilisent régulièrement le train à destination de Toronto.

« Pouvoir rejoindre Toronto presque aussi rapidement qu’en avion serait certainement très avantageux pour les gens d’affaires », observe pour sa part un autre voyageur, Claude Pelletier.

Mardi, le ministre des Transports du Canada, John Baird, a indiqué qu’il ne prendrait pas de décision avant que l’étude de faisabilité lui soit remise, ce qui ne devrait pas être fait avant un an.

jeanlouis.fortin@24-heures.ca