24 HEURES - Le mardi 30 septembre 2014

Avalanche

«Patrick Roy va faire une grosse différence»

13/06/2013 18h10 

Jean-Sébastien Giguère salue l'arrivée de Patrick Roy au Colorado.
Photo Reuters

L'arrivée de Patrick Roy comme entraîneur-chef de l'Avalanche du Colorado changera bien des choses. Du moins, c'est ce que croit le gardien Jean-Sébastien Giguère.

«J'ai seulement eu la chance de lui parler pendant quelques minutes, mais j'aime déjà son discours, a indiqué le vétéran à la chaîne TVA Sports, jeudi.

«Il nous parle déjà de gagner, et le hockey, ça devrait se résumer à ça. C'est tellement plus agréable de jouer des matchs et de gagner, ou d'au moins avoir une chance!

«L'an passé, on jouait des matchs et on n’avait aucune chance. Je crois que ça va faire une grosse différence dans l'attitude de tout le monde.»

L'Avalanche est loin d'avoir connu une saison de rêve en 2013 : l'équipe a terminé au dernier rang dans l'Association de l'Ouest et au 29e rang dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

La formation possède un noyau de jeunes joueurs talentueux, comme Gabriel Landeskog, Matt Duchene et Ryan O'Reilly. La présence d'une légende vivante comme Roy les aidera certainement.

Même s’il est fort à parier que l'ancien numéro 33 en impressionnera plus d'un.

«Il arrive avec une feuille de route de gagnant, a expliqué Giguère. Lorsqu'il nous dira quelque chose, il faudra le respecter. Ça sera peut-être intimidant pour les plus jeunes au début, mais il ne faut pas que ça le soit. Il est là pour nous aider et pour travailler avec nous. Si on est intimidé par notre entraîneur, on n'accomplira rien.»

L'expérience et la maturité

Une autre voix d'expérience et d'autorité dans le vestiaire de l'Avalanche enlèvera certainement de la pression des épaules de Giguère.

Ce dernier avait pris sur lui de secouer ses coéquipiers la saison dernière.

Il avait écorché ses collègues, qui selon lui avaient tout simplement abandonné rapidement pour se concentrer sur la planification d'un voyage d'après-saison à Las Vegas.

«Est-ce que j'y suis allé un peu fort? Peut-être, parce que j'ai parlé sous le coup de l'émotion, a raconté le Québécois. Est-ce que je le regrette? Pas du tout, parce que j'ai parlé avec mon coeur et que les gars ont répondu par après.

«La chose facile aurait été de ne rien dire. Dans la vie, on peut rester assis et ne rien faire, ne rien dire. Mes parents ne m'ont pas élevé avec cette mentalité, alors j'ai décidé de dire quelque chose. J'espère que je n'aurai pas à le refaire à l'avenir.»

Jones, MacKinnon ou Drouin?

Mince consolation après une décevante saison, l'Avalanche parlera au tout premier rang lors du repêchage de la LNH. L'équipe mettra sans aucun doute la main sur un joueur spécial et excessivement talentueux.

Plusieurs spéculent déjà sur l'identité du premier choix et comme la formation est bien nantie offensivement, les experts envoient le défenseur américain Seth Jones, classé premier par la Centrale de recrutement de la LNH, au Colorado.

Les deuxième et troisième espoirs en vue du prochain encan, Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin, des Mooseheads de Halifax, offrent cependant une solide compétition à Jones.

«On a peut-être des besoins en défense, mais il est rare de voir un défenseur de 18 ans avoir un impact dans la LNH, a-t-il analysé. Si Jones n'est pas le meilleur joueur des trois, je ne sais pas si c'est le meilleur choix à faire.

«Je crois qu'ils prendront le meilleur joueur disponible. Patrick doit bien connaître Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin, alors je crois qu'il aura son mot à dire là-dessus.»

 
 

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