24 HEURES - Le lundi 1er septembre 2014

Lock-out

Gorges est cinglant envers Bettman

04/01/2013 17h40 

CANDIAC - Malgré cette autre volte-face survenue dans les négociations la veille, une demi-douzaine de joueurs étaient toujours fidèles au poste au Complexe les deux glaces de Candiac, vendredi matin.

Habitués de vivre des émotions en montagnes russes depuis cet interminable conflit, ceux-ci n’ont fait que très peu de cas de cette autre journée décevante. Pourtant, jamais avant mercredi les deux parties n’avaient semblé aussi près d’une entente.

«En l’espace d’une journée, leur discours (celui des propriétaires) a complètement changé, a souligné Steve Bégin. Ça fait partie du jeu des négociations. Des hauts et des bas, on risque d’en voir jusqu’à la toute fin.»

N’empêche, plusieurs sont d’avis que Gary Bettman faisait le beau en attendant que le compte à rebours permettant au comité exécutif de l’AJLNH d’avoir recours au déni d’intérêt vienne à échéance.

Josh Gorges est du nombre. D’ailleurs, il ne s’est pas fait tirer l’oreille pour livrer le fond de sa pensée sur cet autre rocambolesque épisode de ce mauvais roman-savon.

«Ça démontre la mentalité avec laquelle ils (les propriétaires) négocient depuis le début. C’est un geste sournois d’essayer de nous en passer une vite comme ils l’ont fait, a martelé le défenseur du Canadien. Ça n’aide en rien le problème. C’est difficile de négocier lorsqu’un des deux clans agit de la sorte.»

Piégés

Une attitude qui a sûrement fait regretter à Donald Fehr et au comité exécutif de l’AJLNH de ne pas être allé de l’avant avec le déni d’intérêt.

D’ailleurs, à la sortie des bureaux de la LNH, dans la nuit de mercredi à jeudi, le commissaire n’a pas manqué de jeter de l’huile sur le feu en déclarant que «les mots déni d’intérêt n’ont jamais été prononcés par les joueurs. Lorsque tu choisis cette option, tu dois en aviser l’autre partie. Ce qui n’a pas été le cas.»

Il s’agit d’une autre stratégie pour semer le doute dans la tête des membres de l’AJLNH et créer de la dissension au sein du groupe.

«On fait confiance à Don (Donald Fehr) et aux joueurs qui sont sur place. S’ils n’ont pas cru bon passer à l’acte, c’est qu’ils étaient persuadés de conclure une entente», a défendu Gorges.

Un point de vue partagé par Francis Bouillon.

«J’ai parlé avec Mathieu (Darche). Il avait espoir. Il me disait que les négociations allaient très bien. Finalement, ça a tourné autrement.»

Prise 2

Ce recul a forcé l’AJLNH à passer une deuxième fois au vote pour obtenir à nouveau la permission de se saborder.

Un vote dont le résultat devrait être connu samedi, au cours de la soirée.

D’ailleurs, Guillaume Latendresse s’attend à nouveau à ce que le résultat de ce vote frôle l’unanimité.

«Ça me surprendrait que ce ne soit pas plus haut que la dernière fois (96%)», a-t-il estimé.

«Au moins, on a la chance de se retourner et récupérer notre arme et de pouvoir s’en servir.»

Parions que l’AJLNH ne gaspillera pas cette deuxième occasion.

 
 

Incontournables