24 HEURES - Le mercredi 17 décembre 2014

Défi mondial

Le Québec s'incline en demi-finale contre la Suède

03/01/2013 22h57 

La troupe de Donald Audette s’est inclinée par la marque de 6-4 au Centre Marcel-Dionne de Drummondville.
Photo Éric Beaupré / Agence QMI
DRUMMONDVILLE - Après avoir causé la surprise du Défi mondial des moins de 17 ans la veille, en défaisant l’Ontario de Connor McDavid, Équipe Québec a été incapable de servir la même médecine à la Suède, jeudi, en demi-finale.

La troupe de Donald Audette s’est inclinée par la marque de 6-4 au Centre Marcel-Dionne de Drummondville.

Le Québec aura tout de même la chance de remporter sa première médaille depuis 2006 à ce tournoi, vendredi après-midi, alors qu’il disputera la médaille de bronze aux États-Unis, qui se sont inclinés devant la Russie dans l’autre demi-finale.

«Chaque revers est difficile à avaler, a avoué l’entraîneur Donald Audette au terme de la rencontre. On a bien sorti, les joueurs ont démontré du caractère.»

«On n’a pas lâché»

Avec une égalité de 2-2 au terme de la première période, la formation de Donald Audette a goûté à la médecine d’une machine suédoise visiblement bien huilée au deuxième tiers. Les Suédois ont dominé l’engagement 14-3 au chapitre des lancers, marquant deux fois sans réplique en désavantage numérique.

Le Québec a par la suite réduit l’écart à 4-3 en début de troisième grâce à Olivier Leblanc. Celui-ci a par la suite été chassé pour coup de coude, ce qui a mené au troisième but du match d’Oskar Lindblom.

On ne pourra reprocher aux Québécois d’avoir lâché puisqu’ils ont répliqué quelques instants plus tard par l’entremise de Daniel Audette. Henrik Törnqvist a toutefois cloué le dernier clou dans le cercueil des Québécois avec moins de deux minutes à écouler.

«Je suis fier de mes jeunes. On aurait pu lâcher à 4-2. On a fait face à beaucoup d’adversité», a reconnu Audette.

Billia ne peut tout faire

Étincelant face à l’Ontario la veille, avec 40 arrêts, le gardien Julio Billia n’a pu reproduire les mêmes miracles face à la Suède, cédant à six reprises sur 40 lancers. Il n’était pas question de le blâmer du côté de Donald Audette. Après tout, sa formation n’a lancé que 18 fois au filet suédois.

«On ne peut tout mettre le blâme sur un jeune gardien de 16 ans. Je pense qu’il a fait les arrêts clés au bon moment et nous a gardés dans le match. On aurait peut-être dû jouer un peu plus souvent de l’autre côté de la glace.»

La finale opposant la Suède à la Russie aura quant à elle lieu au Colisée Desjardins de Victoriaville.

Une médaille

Maintenant que l’or n’est plus à la portée, les Québécois n’ont pas l’intention de s’asseoir sur leur parcours-surprise au Défi mondial des moins de 17 ans.

«On a prouvé des choses. On ne peut pas partir d’ici sans médaille. Ce ne sera pas l’or, mais ce sera le bronze», a juré Alexis Pépin, l’auteur d’un but spectaculaire en première période, jeudi.

À ses yeux, le Québec a ce qu’il faut pour remporter sa première médaille depuis 2006.

«Le fait de se rendre en demi-finale faisait de nous une surprise. Par contre, on combat le talent des autres formations par notre travail.»

En terrain connu

Le Québec se frottera donc aux Américains vendredi, une équipe qui leur a donné du fil à retordre en ronde préliminaire. Les Américains avaient effectivement défait le Québec par la marque de 5-1, les dominant 47-18 au chapitre des lancers.

«C’est une grosse équipe. On va devoir bien jouer collectivement, terminer nos mises en échec et travailler fort», estime le capitaine du Québec, Jonathan Deschamps.

Ce dernier, tout comme Alexis Pépin, est convaincu des chances de sa formation de venir à bout des États-Unis. À ses yeux, en battant l’Ontario lors du dernier match du calendrier préliminaire, le Québec a prouvé qu’il pouvait vaincre n’importe quel club.

«On a montré à tout le monde qu’en travaillant en équipe, on est capable d’accomplir de belles choses. Ce sera un gros match.»

 
 

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