24 HEURES - Le mardi 29 juillet 2014

Lock-out

Tanguay en a assez

18/12/2012 16h59 

Alex Tanguay
Photo Agence QMI
QUÉBEC - À l'évidence, le lock-out décrété par le commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman, commence à peser lourd sur le moral d'Alex Tanguay.

De retour dans la Belle Province pour la période des Fêtes, l'attaquant des Flames de Calgary s'est exercé en compagnie des Remparts de Québec, mardi matin.
«À Calgary, nous sommes une vingtaine de joueurs, dont une douzaine de joueurs des Flames, à conserver la forme au centre d'entrainement de WinSports (Hockey Canada).
«Nous sommes une belle "gang", mais je suis tanné! C'est un peu pareil pour tout le monde. Ça devient monotone de s'entrainer sans jouer.

«À ce temps-ci de l'année, on est habitué de jouer des matchs et de faire ce qu'on aime. C'est difficile, mais c'est la vie», a mentionné le patineur originaire de Sainte-Justine.

«Je vis mon deuxième lock-out. Je viens d'avoir 33 ans, je trouve que c'est du temps perdu. Je sais, ça fait partie de la "game". En espérant que ça se règle le plus rapidement possible.»

Les travailleurs lésés

Tanguay, à l'exemple des autres joueurs de la LNH, n'est pas sans savoir que les frustrations des amateurs de hockey grimpent au fil des semaines, témoins sans voix d'un conflit entre millionnaires du sport.

«Personne ne va se sentir mal pour les joueurs et les propriétaires, mais beaucoup de gens souffrent [financièrement du lock-out].

«C'est le cas des employés de notre organisation. Plusieurs ont perdu leur emploi, d'autres ont vu leur paie coupée de 30, 40 ou 50 %. Ce ne sont pas des situations faciles. C'est leur vie, leurs paiements...
«Je le répète, personne ne va se sentir mal pour un gars qui joue depuis dix ans dans la Ligue nationale [...] avec les salaires qu'on fait.»

Vers l'Europe

Avec une conjointe et trois enfants en bas âge, Tanguay hésite à tendre des perches vers l'Europe pour y gagner sa croûte.

«Je vais peut-être regarder du côté de l'Europe après la période des Fêtes. Sur le plan familial, même si les enfants ne sont pas encore à l'école, c'était plus facile en 2004. Lors du dernier conflit, j'avais disputé six matchs à Lugano [Suisse] avant de revenir en Amérique pour subir une intervention chirurgicale à la hanche.»