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Hockey | LNH

«Une place pour Québec en ce moment» -Mats Sundin

11/11/2012 22h12 

Mats Sundin lors d'un match mettant en vedette des légendes du hockey, à Toronto.
Photo: Bruce Bennett/Getty Images/AFP

TORONTO - Alors qu'il fera officiellement son entrée au Panthéon de la renommée du hockey lundi, Mats Sundin gardera une place pour Québec dans ses pensées, même s'il n'y a joué que les quatre premières saisons de sa brillante carrière.

Après quoi, résultat d'une surprenante transaction au repêchage de 1994, il a évolué pendant 13 années chez les Maple Leafs. Il a écrit l'histoire de l'organisation torontoise en devenant le meilleur buteur (420) et pointeur (987), ainsi que le premier capitaine européen de la LNH, fonction qu'il a assumée pendant 10 saisons.

«Certainement que Québec animera mes pensées lors de la cérémonie. La première saison s'avère tellement cruciale à notre arrivée dans la LNH. J'y ai rapidement trouvé un modèle en Joe Sakic, même s'il ne s'avérait pas tellement plus vieux que moi. Je me suis joint à un groupe d'athlètes très jeunes. Je pense que nous étions une quinzaine de moins de 21 ans», affirme-t-il. Un calcul qui mériterait d'être vérifié toutefois.

Le grand Suédois au crâne dégarni considère d'ailleurs comme une excellente nouvelle la construction d'un amphithéâtre. «C'est tellement une bonne ville de hockey et une belle ville. Les amateurs sont passionnés. La LNH lui a aussi beaucoup apporté pendant plusieurs années. Je sais qu'il est grandement question d'un retour et je souhaite sincèrement que Québec réussisse.»

Sundin s'est informé à savoir si l'équipe reprendrait le nom des Nordiques. Apprendre qu'il en irait ainsi lui a décroché un grand sourire.

La transaction

Il n'a pas toutefois poursuivi sa route avec une formation qui a remporté la coupe Stanley en 1995-1996, à Denver, alors que les Leafs ne jouaient que six matchs dans les séries.

«Mon agent négociait un nouveau contrat au moment de l'échange et ça ne tournait pas rondement. Les joueurs ne contrôlent pas cet aspect business du hockey. Finalement, ce fut une bonne transaction pour moi, même si je quittais des coéquipiers très prometteurs. Borje Salming m'avait rassuré en disant que je jouerais dans la capitale du hockey.»

Questionné à propos de la célèbre crise que lui a piquée l'entraîneur Pierre Pagé dans le sixième et dernier match d'une série contre le Canadien devant les caméras de la télé, geste que celui-ci regrette d'ailleurs, Sundin prétend ne pas en avoir gardé souvenir...

«Ça se produit régulièrement et je l'ai vécu plusieurs fois. Parfois, c'est en privé, mais aussi publiquement. Cela n'a pas affecté ma carrière.»

Même s'il n'a pas remporté la coupe Stanley, Sundin se satisfait amplement de son parcours. «J'ai remporté mes championnats à l'international. J'ai bénéficié du privilège de jouer pendant 18 saisons dans la LNH. Je suis demeuré en santé. J'ai réussi une carrière au-delà de mes plus grands rêves.»

 
 

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