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24 HEURES - Le mardi 9 février 2010

Cachez ce tatouage que je ne saurais voir

29/07/2009 08h36 

L'important demeure de savoir doser son style.
Photo: Collaboration spéciale
Les tatouages sont encore proscrits chez le personnel de certaines écoles. Étudiant en enseignement de la musique, Sylvain Chartier l'a appris à ses dépens.

Lorsqu'il a effectué ses stages en milieu scolaire, Sylvain enlevait son piercing chaque matin. Il portait également les manches longues pour cacher son tatouage, un paysage nordique en noir et blanc, qui lui couvre tout un bras. Distrait, un matin, il a remonté ses manches en pleine classe, ce qui lui a valu de perdre des points dans son évaluation de stage. « Cela fait partie de l'éthique de la profession de montrer une belle image », explique-t-il. Mais en même temps, il trouve important que les jeunes aient une vision différente du monde adulte, qu'ils comprennent que les tatouages ne sont pas que l'apanage des jeunes de la rue.

Des mentalités qui évoluent petit à petit

Des milieux comme ceux du droit, de la comptabilité et des finances demeurent très traditionnels, constate Cynthia Guay, directrice du recrutement chez Adecco Montréal, une firme de services-conseils en ressources humaines. Par contre, elle sent une certaine ouverture de la part des employeurs. « Par exemple, nous avons nous-mêmes embauché des conseillères aux ressources humaines portant des piercings. »

L'important est de savoir doser son style, en camouflant ses tatouages s'il le faut ou en optant pour un bijou de corps très discret. Pour monter les échelons, on doit être capable d'adopter, dans une certaine mesure, l'image de l'entreprise. Avec une touche d'originalité pour les plus audacieux comme Sylvain!