24 HEURES - Le mardi 18 décembre 2018

Alexandre Poulin

Des chansons qui voyagent

25/10/2013 10h13 - Mise à jour 25/10/2013 10h17

PHOTO Courtoisie
Avec une première reprise – Voyage Voyage de la formation Desireless – et un tout premier duo – avec Ingrid St-Pierre sur la pièce Blanc cassé –, Alexandre Poulin n'a pas tort de qualifier Le mouvement des marées de « l'album des grandes nouveautés ».

Après un premier album qui lui a valu une nomination au gala de l'ADISQ en 2009 dans la catégorie Révélation de l'année et un deuxième opus qui a été reçu de façon plus que positive en France, Alexandre Poulin explique en toute honnêteté que de se lancer dans la production d'un nouveau projet n'a pas été de tout repos.

«Je ne te mentirai pas là-dessus, j'ai eu des heures d'angoisse. Et la véritable angoisse, c'était de ne pas faire deux fois le même disque. On a le privilège d'être des artistes et je pense que c'est un devoir de se réinventer et de sortir de sa zone de confort. Quand je me suis isolé pour l'écriture, mon grand stress était donc de voir si j'avais encore quelque chose à dire et si oui, est-ce pertinent? Est-ce que j'ai fait du chemin durant les trois dernières années, ou vais-je avoir l'impression de redire les mêmes affaires en d'autres mots?»

«Finalement, les chansons ont commencé à naître et après quatre, je me suis rendu compte que j'étais ailleurs, que je prenais des risques et que j'abordais même de nouvelles thématiques, comme les relations homme femme que j'ai littéralement évitées sur mes deux premiers albums. Là, j'ai plongé là-dedans sans aucune censure.»

Essence propre

C'est donc en respectant son essence propre qu'Alexandre a tenté de se renouveler sur cet album folk aérien, marqué par des textes à saveur poétique et porté par la douce voix de l'artiste originaire de Sherbrooke.

«Je pense que c'est un album qui est beaucoup plus musical. J'ai beaucoup travaillé cet aspect-là, à force de rencontres et à force de faire des spectacles. Après trois ans de tournée, inévitablement, tu as envie de réinventer ton manche de guitare et tout ce qui l'entoure... Sur le plan de l'écriture, j'aspire à ce que ma plume soit un peu plus mûre, que ma façon de raconter sème encore l'image, sans que j'aie à prendre l'auditeur par la main. En fin de compte, c'est un album que j'espère en toute simplicité, mais porteur de rêves et d'espoir que je partage avec ma génération.»

Et c'est dans ses nombreux voyages qu'Alexandre Poulin puise principalement son inspiration, lui qui apprécie tout particulièrement les rencontres fortuites et impromptues en contexte étranger.

«J'assume plus que jamais que je suis un voyageur dans l'âme. Ça fait partie de moi, de ma vie et aujourd'hui, par chance, c'est mon métier qui m'amène à voyager. Je m'inspire beaucoup de ça parce qu'en voyage, tu fais des rencontres qui n'ont pas la même saveur que dans ton quotidien. À force de voyager, j'ai réalisé que je ne suis pas 100 % le même gars que quand je suis chez nous. Ce n'est pas tant qu'on joue des rôles, mais disons que c'est plus facile d'entrer en contact avec les autres quand tu es loin de chez toi. Donc oui, les voyages m'inspirent énormément.»

Le mouvement des marées, en magasin le 29 octobre. Lancement-spectacle le 30 octobre, à 17 h, au Lion d'Or.

 
 

Incontournables