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Osheaga

The Cure: remède du vendredi

02/08/2013 22h58 

The Cure
Photo Joël Lemay / Agence QMI
MONTRÉAL - Du gros soleil toute la journée, contrairement à la pluie annoncée, et des formations en pleine forme, dont le légendaire The Cure pour terminer la soirée. Il n'y a pas à dire, la première journée d'Osheaga a pleinement rempli les attentes, et même plus.

Pour une deuxième année d'affilée, le festival montréalais se déroulait à guichets fermés, pour ses trois jours d'activités. Mais alors que la foule était compacte toute la journée, sur le site principal, plusieurs festivaliers ont préféré quitter, lors de l'arrivée de Robert Smith et ses comparses de The Cure. Dommage pour eux, car la formation anglaise a livré une solide performance avec plusieurs de ses succès au menu.

L'allure de Smith

Fidèle à ses habitudes, Smith arborait son fameux rouge à lèvres et le «eyeliner», ainsi qu'une chevelure frisée ébouriffée. Après un début sans artifice, le groupe a enchaîné les succès, au bout d'une vingtaine de minutes. On a eu droit, coup sur coup, à Lovesong, In Between Days et Just Like Heaven.

Plus tard, A Forest a soulevé les amateurs du groupe, avec sa ligne de basse contagieuse, jouée à perfection par Simon Gallup.

Peu bavard, Smith a brièvement salué la foule, entre deux chansons, puis il est resté silencieux une grande partie du concert. Parmi les spectateurs, on a aperçu notamment Win Butler et Régine Chassagne, d'Arcade Fire, ainsi que Pierre Lapointe.

Après environ une heure de concert, The Cure a servi l'une des pièces qu'on attendait le plus: Friday I'm In Love, C'était vendredi, Et on était en amour.

Le week-end de Vampire

Tout juste avant le passage de Phoenix , la formation new-yorkaise, Vampire Weekend, a livré une énergique performance d'une heure, sur la scène de la Rivière. Pour un groupe qui a le mot «week-end» à cœur, voilà qui amorçait bien la fin de semaine pour les festivaliers d'Osheaga.

Tout juste après, Daughter, de Londres, a fait encore meilleure impression, avec ses compositions bougrement entraînantes, qui ont rejoint un très large public. Eux qui s'étaient produits à guichets fermés au Café Campus, en mai dernier, les musiciens ont semblé être surpris et très heureux qu'autant de personnes se soient déplacées pour les voir.

Par la suite, nous avons eu un gros coup de cœur pour The Head in the Heart, à la scène des Arbres, qui a offert des morceaux pop très accrocheurs et dont la majorité des spectateurs connaissaient les refrains. Charmante comme tout, la violoniste du groupe, et chanteuse à l'occasion, Charity Rose Thielen, s'est même adressée à la foule en français pendant quelques minutes.

Sur la scène Verte, qui peut maintenant accueillir jusqu'à 17 500 personnes, on a pu y voir le jeune Anglais de 19 ans, Jake Bugg. Déclaré par certains comme étant le prochain Bob Dylan, le jeune homme propose des mélodies très maîtrisées, lui qui n'a qu'un seul album à son actif.

 
 

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