24 HEURES - Le dimanche 23 novembre 2014

Ex-candidate d'OD

Claudia Brignoli reconnue coupable

17/12/2012 15h46 

Claudia Brignoli
Photo Courtoisie

REPENTIGNY – Claudia Brignoli, ex-candidate d’Occupation double en 2009, a été reconnue coupable lundi de voies de fait sur une policière et d’entrave au travail d’agents de la paix devant la Cour municipale de Repentigny, à l’est de Montréal.

La femme de 31 ans était accusée à la suite d’événements qui se sont produits au matin du 9 janvier 2010 après une soirée bien arrosée dans une résidence de Repentigny.

Claudia Brignoli devra attendre jusqu’en février prochain avant de connaître sa peine, mais elle pourrait faire appel entre-temps. Elle affirme avoir été droguée, ce qui expliquerait son comportement erratique et le fait qu’elle ait résisté à son arrestation.

Droguée?

L’avocate de Claudia Brignoli, Me Katia Leontieff, avait présenté une défense d'intoxication involontaire, en faisant notamment appel à un psychiatre, le Dr Pierre Gagné, qui est directeur du Service de psychiatrie légale de l'Université de Sherbrooke.

«Ma cliente soupçonne qu'un des participants à cette fête aurait versé dans son verre, à son insu, du GHB, qui lui aurait causé un véritable «black-out», a dit Me Leontieff. Car elle se souvient qu'un homme lui tournait autour durant la soirée. Mais elle ne se rappelle plus quoi que ce soit jusqu'au lendemain matin, alors que sa mère est venue la chercher à l'hôpital. Elle ne savait même plus qu'elle avait téléphoné à sa mère pour qu'elle vienne la chercher!»

Le Dr Gagné a insisté, dans son témoignage, sur le fait que, chez certaines personnes, le GHB peut inciter à des comportements violents. Cette substance est reconnue comme étant la «drogue du viol».

«Le juge n'a pas retenu cet aspect de son témoignage», a ajouté Me Leontieff.

L'avocate précise qu'elle n'a pas pu présenter d'expertise provenant d'un échantillon de sang, qui aurait permis de déceler une trace de GHB. Car, lors de son «black-out», Mme Brignoli aurait refusé les soins hospitaliers. «Comme une telle trace disparaît rapidement, en moins de 24 heures, elle n'a pas pu obtenir cet échantillon», a indiqué Me Leontieff.

Quel verdict?

Selon Me Jean-Sébastien Brunet, procureur au dossier, deux possibilités de verdict sont possibles : l’absolution conditionnelle, qui se traduirait par un don à un organisme de charité, ou encore une amende, ce qui amènerait l’ex-candidate d’OD à avoir un casier judiciaire.

Me Brunet s’est dit satisfait du verdict rendu par le juge Claude Lemire lundi matin. «Le juge a rendu une bonne décision. Il n’a pas cru la version de Mme Brignoli qui prétendait l’intoxication involontaire, soit qu’elle aurait été droguée à son insu, mais plutôt la version des témoignages que nous avons fait entendre qui expliquaient que la jeune femme aurait, volontairement, pris beaucoup d’alcool ce soir-là.»

Rappel des faits

Claudia Brignoli a été arrêtée en janvier 2010 au petit matin après une soirée «très bien arrosée» selon les différents témoignages.

Les choses ont dégénéré lorsque deux ambulanciers et deux policiers se sont présentés à la résidence où se tenait une fête à la suite d’un appel logé par l’hôtesse qui souhaitait le départ de Claudia Brignoli, devenue «incontrôlable». Après plusieurs bousculades en présence des policiers, l’ex-candidate d’Occupation double a été placée en état d’arrestation.

Lorsque la policière Marie-Ève Groleau a tenté d’attacher sa ceinture de sécurité à l’arrière de l’autopatrouille, Brignoli lui aurait asséné un coup de talon aiguille en plein visage. Selon ce qui a été déposé en cour, Mme Groleau a récolté une ecchymose à l’arcade sourcilière en raison de l’agression.
Me Leontieff a ajouté que sa cliente est fort déçue et même atterrée de ce jugement. Elle va discuter avec elle de la possibilité de faire appel, d'ici 30 jours.

«Elle est dépassée par les événements, soutient l'avocate. Elle a subi un «black-out». C'est comme si tout un pan de sa vie a disparu ce soir-là.»

Claudia Brignoli travaille pour un concessionnaire automobile de la région de Mascouche.


Jean-François Mercier se porte à la défense de sa blonde

REPENTIGNY – L’ami de cœur de Claudia Brignoli, l’humoriste Jean-François Mercier, a commenté en long et en large cette nouvelle étape devant les tribunaux, lundi, sur sa page Facebook.

«Aujourd’hui, je suis triste, a-t-il écrit d’entrée de jeu. Ma blonde est en procès depuis trois ans et aujourd’hui, le verdict vient de tomber : coupable. Je ne suis pas un juriste. Je suis loin d’être impartial. Je suis le chum de la fille qui est anéantie par le jugement.»

Beaucoup de gens ont commenté à la suite de Jean-François Mercier, qui se questionne sur la pertinence d’étirer le processus sur plus de trois ans.
La page Facebook de Jean-François Mercier (facebook.com/mercierjf?ref=ts&fref=ts).

 
 

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