24 HEURES - Le lundi 20 octobre 2014

Columbarium

Entre réalité et folie

04/08/2012 19h53 

Columbarium
Photo courtoisie

Steve Kerr est un nouveau venu dans la réalisation de longs métrages au Québec. Pour son premier film, Columbarium , présenté dimanche en première mondiale à Fantasia, il a cependant recruté David Boutin, Maxime Dumontier et Mylène St-Sauveur.

«C’est rare de voir un tel film au Québec, un mélange de genres, un huis clos qui parle de religion et de folie», a expliqué Mylène St-Sauveur (l’inoubliable Michelle Beaulieu de 5150, rue des Ormes ) quelques jours avant la présentation, en première mondiale, de Columbarium, le dimanche 5 août dans le cadre du Festival international de films Fantasia.

L’auteur, réalisateur et producteur s’appelle Steve Kerr, un ancien comptable reconverti dans la production télé et Web et qui avait dit à son père du haut de ses cinq ans, en sortant de la projection de La guerre des étoiles, qu’il voulait faire du cinéma. Son premier long métrage, à la cinématographie superbe et au scénario bien ficelé, est un huis clos oppressant qui met en scène deux frères, Mathieu (David Bouton), obsédé par l’argent, et Simon (Maxime Dumontier), obsédé par la célébrité, qui doivent construire un columbarium près du chalet de leur père décédé afin de toucher l’héritage.

Fait avec un budget de 300 000 $ (!), Columbarium  oscille sans cesse entre la réalité et la paranoïa, la peur, la folie. «C’est la question qu’on se pose : qu’est-ce qui fait la fabulation et qu’est-ce qui fait la réalité ?», a souligné David Boutin. «Le lien entre le spectateur et le film vient de Mathieu [mon personnage]. C’est l’attrait de ce genre d’oeuvre, de se demander comment on l’analyse en tant que spectateur.»

Tourné en ordre chronologique — une rareté —, le film est resté le même depuis le premier scénario. «Oui, c’était là, cette idée d’entrer dans une claustrophobie intense, de rentrer à l’intérieur de quelqu’un fait de béton armé, mais qui est en fait une façade de banquier orgueilleux qui va essayer de résister — comme un barrage — jusqu’à ce qu’il cède», nous a mentionné le cinéaste.

L’équipe n’a pas encore vu le film et Steve Kerr ne l’a pas encore visionné en public. Un moment que redoute un peu le réalisateur. «Je vais voir quelques films tous les ans à Fantasia et c’est un public assez interactif, disons. On voit une réaction assez spontanée et assez directe. Et là, d’être présent, ça m’angoisse un peu parce que si c’est bon, tant mieux, si c’est moins bon, ça risque de faire mal. [Rires] Oui, j’avoue que ça m’inquiète un peu, mais je vais me prêter au jeu. C’est la vie. J’ai décidé de faire un truc public, maintenant, à moi d’assumer!»

Les billets pour l’ensemble des projections et activités du Festival international de films Fantasia sont en vente sur le réseau Admission. Des renseignements supplémentaires sur Fantasia sont disponibles sur le site officiel du festival au Fantasiafest.com.
 

 
 

Incontournables