24 HEURES - Le lundi 22 avril 2019

Enrico Macias au Grand Théâtre

Émouvantes retrouvailles

07/11/2009 08h56 

Il a fait beau et chaud, vendredi soir, au Grand Théâtre de Québec à la faveur des savoureux rythmes arabo-andalousiens amenés par Enrico Macias, qui a entraîné son public dans une véritable valse d'émotions.
Photo: Agence QMI
Il a fait beau et chaud, vendredi soir, au Grand Théâtre de Québec à la faveur des savoureux rythmes arabo-andalousiens amenés par Enrico Macias, qui a entraîné son public dans une véritable valse d'émotions.

Après s'être fait attendre durant sept ans, la légende bien vivante a eu droit à des retrouvailles émouvantes. «_Il y a trop longtemps que je ne suis pas venu ici, s'est d'abord excusé l'artiste de 71 ans, avant d'ajouter : « J'aime chanter en région; c'est là que je rencontre les gens les plus authentiques. »

Au cours des deux heures suivantes, le chanteur d'origine algérienne __né Gaston Ghrenassia__ affichera lui-même cette grande authenticité, qui le rend doublement attachant.

Tout sourire, d'un charme fou, il retracera un répertoire qui s'étend sur un demi-siècle, toujours en gardant un contact très étroit avec son public qui remplissait le Grand Théâtre au cours de cette représentation sans lendemain.

L'environnement dépouillé laisse une grande place à ses six musiciens, tous des virtuoses, dont un solide trio de guitaristes. «_Avec les coups durs qui m'arrivent ces temps-ci, ils forment ma véritable famille_», dira l'artiste en deuil de sa complice de vie.

Le trémolo

Mais on sent bien qu'Enrico Macias trouve son regain de vie sur la scène qu'il embrasse en interagissant continuellement avec la foule, qui fera souvent choeur avec lui. Même si la voix a vieilli un peu, elle demeure toujours aussi vibrante. Avec ce trémolo, toujours aussi unique, il enfile chansons tristes et joyeuses, en mettant à profit son remarquable talent de guitariste.

On aurait souhaité un peu plus de succès, mais, comme il le dit dans une chanson: «_je chante ce qui me plait…_»

Le voilà maintenant traversant le parterre sur l'air de Les millionnaires du dimanche; quelques instants plus tôt, il faisait traverser de grands frissons en ramenant Noël à Jérusalem, un classique -_datant de 1967_- «_Dis-moi ce qui ne va pas_» arrive enfin avec la participation en duo d'une jeune invitée-surprise, la Québécoise Amélie Hull!

Ensuite, en ajoutant quelques pas de danse, qui lui vaudront de nouveaux applaudissements, il expliquera ses origines musicales en proposant des rythmes traditionnels andalousiens, qui font honneur au violon, l'instrument de prédilection de son père.

En finale, après un rappel a cappella, sans micro, la foule de Québec saluera l'homme et l'artiste par une véritable ovation en lui disant… à bientôt!

 
 

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