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Saccage à l'UQAM: le syndicat des professeurs fait le point

10/04/2015 07h02 - Mise à jour 10/04/2015 12h22

Les manifestants ont utilisé du mobilier pour barricader les accès du pavillon.
Photo Maxime Deland / Agence QMI

MONTRÉAL - Le Syndicat des professeurs de l'Université du Québec à Montréal (SPUQ) dénonce les actes de vandalisme commis cette semaine à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), mais il continue d'encourager les étudiants à exercer des moyens de pression «légitimes».

Les actes jugés raisonnables par le SPUQ consistent à respecter les «personnes et les biens» et à limiter leurs interventions aux étudiants concernés. On demande donc aux associations étudiantes de s'adresser uniquement à leurs membres.

Vitres cassées, savon à vaisselle déversé dans les escaliers, machines distributrices défoncées et pillées, débris répandus partout, cages d'escaliers bloquées par des chaises et de tables; c'est le portrait auquel ont eu droit les employés de l'institution scolaire jeudi matin au lendemain d'une soirée pour le moins mouvementée. Les cours ont même dû être annulés toute la journée parce que le pavillon J.-A.-DeSève avait été véritablement saccagé.

Vendredi en début d'après-midi, le SPUQ a tenu une conférence de presse pour envoyer un «appel au calme, au respect et au dialogue».

Même si les actes de vandalisme de mercredi soir ont été condamnés, la présidente du Syndicat croit que le recours aux forces policières n'était pas nécessaire et que la décision du recteur de faire appel au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) était une erreur de gestion de crise.

«L'université, par essence et par fonctionnement, c'est un lieu de dialogue, c'est le lieu de la parole, a expliqué la présidente du SPUQ, Michèle Nevert. À partir du moment où les forces de police entrent et où il n'y a plus de parole et de discussion possible, on ne voit plus trop ce qui correspond à l'essence même de l'université.»

Dans l'espoir d'ouvrir un dialogue entre les étudiants et la direction, le SPUQ demande à l'UQAM de suspendre les mesures contestées, soient les menaces d'expulsion de neuf élèves et l'injonction qui interdit aux manifestants de bloquer l'accès à l'université et aux salles de cours.

En ce qui a trait aux manifestants masqués, le SPUQ reconnaît que leurs agissements peuvent rendre certains étudiants mal à l'aise. Sans toutefois dénoncer le port du masque, la présidente a soutenu que quelques participants se sentent «obligés» de porter un masque sous peine de sanction judiciaire importante.


 
 

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