24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Hôtel de ville : des informations personnelles sont laissées à l'abandon

27/11/2014 00h39 - Mise à jour 27/11/2014 00h39

Il s'agissait d'une initiative personnelle des policiers présents.
Photo Améli Pineda / Agence QMI

MONTRÉAL - Des policiers ont abandonné des feuilles contenant les renseignements personnels de dizaines de citoyens à l'entrée de l'hôtel de ville de Montréal, mardi soir. Une erreur, reconnaît la direction du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

En marge de la séance du conseil de ville de mardi, des agents du SPVM surveillaient de près les visiteurs à l'hôtel de ville. Au cours de la journée, ils ont noté le nom ainsi que la date de naissance et le numéro de permis de conduire de chaque citoyen qui voulait entrer dans l'immeuble.

Toutefois, toutes les feuilles contenant ces données sont restées sur une table à l'entrée après le départ des policiers et agents de sécurité en soirée, a constaté le journal «24 Heures».Ainsi, n'importe quel passant aurait pu s'emparer des documents et, par le fait même, obtenir des informations personnelles sur des dizaines de citoyens.

Initiative des policiers

Selon le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière, c'était une initiative personnelle - et non pas une directive - des policiers qui a mené à l'enregistrement des données.

Ils n'auraient jamais dû laisser traîner les documents à la fin de la journée. «À la base, on n'était pas censé prendre en note les noms des gens. La protection des renseignements est importante, alors les feuilles n'auraient jamais dû rester là, a indiqué M. Lafrenière. À la fin, on aurait dû les détruire de façon sécuritaire.»

Il confirme que la direction et les policiers ont été avisés de la situation et qu'elle ne devrait plus se reproduire.

«Troublé»

Avisé de la situation mercredi matin, le président de la Commission de la présidence de la Ville, Frantz Benjamin, s'est dit «troublé» par le manque de regard envers les données personnelles des citoyens. Cette commission a notamment le rôle de veiller à la sécurité de l'hôtel de ville.

«J'ai été troublé, je suis très sensible à la question des renseignements personnels et j'ai demandé à ce qu'on m'explique ce qui s'est produit», a affirmé M. Benjamin.

Il a ajouté qu'aucune directive de la part de la commission n'avait été donnée concernant la collecte de données des individus pénétrant dans l'immeuble.

 
 

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