24 HEURES - Le jeudi 31 juillet 2014

Armes d'assaut

Obama soutient la proposition de loi sur l'interdiction

18/12/2012 13h41 - Mise à jour 18/12/2012 14h28

Barack Obama
Photo: Archives AFP
WASHINGTON - Le président américain Barack Obama va soutenir la proposition de loi d'une sénatrice démocrate visant à bannir la vente, le transfert, la fabrication et l'importation d'une centaine de modèles d'armes d'assaut, a indiqué mardi la Maison Blanche.

Cette annonce intervient quelques jours après la fusillade meurtrière dans une école primaire de Newtown qui a causé la mort de 27 personnes, dont 20 enfants, entraînant un grand émoi à travers tout le pays.

M. Obama «soutient activement, par exemple, l'intention de la sénatrice Feinstein de remettre sur la table une loi qui réinstaurerait l'interdiction des armes d'assaut», a déclaré lors de son point de presse quotidien le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, en réponse à une question sur les prochains pas du président en matière de contrôle des armes.

Cette loi fédérale votée en 1994 sous l'administration de Bill Clinton a expiré en 2004. Elle interdisait la production et la vente des armes d'assaut, mais le Congrès n'a jamais renouvelé le texte.

Le porte-parole a ajouté que M. Obama allait aussi défendre toute tentative de bannir les chargeurs à grande capacité pouvant contenir des dizaines de munitions ainsi que la possibilité que des individus sans aucune licence puissent vendre des armes en privé.

La liste des armes interdites par la proposition de la sénatrice Feinstein inclurait des fusils et pistolets semi-automatiques, tandis que les chargeurs de plus de 10 balles seraient aussi prohibés -- ceux d'Adam Lanza, le tueur de Newtown, pouvaient en contenir beaucoup plus.

Selon ce texte qui sera présenté au premier jour de la prochaine session du Congrès le 3 janvier par Mme Feinstein, seules les nouvelles armes seront par ailleurs concernées. Le texte exemptera aussi plus de 900 modèles utilisés pour la chasse ou le sport, ainsi que des armes antiques et manuelles.

Les chances de passage de cette loi dépendent toutefois du soutien que choisiront d'apporter les nombreux élus proches du puissant lobby des armes, la NRA, au Congrès, et notamment les chefs républicains de la Chambre des représentant, sans l'accord desquels aucun texte ne peut même atteindre l'hémicycle.