24 HEURES - Le mardi 17 octobre 2017

Maroc

Manifestations pour la démocratie sans les islamistes

25/12/2011 20h11 

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Casablanca et Rabat à l'appel des jeunes du Mouvement du 20 février qui revendique des réformes politiques profondes.
© Chafik Arich / AFP
CASABLANCA - Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Casablanca et Rabat à l'appel des jeunes du Mouvement du 20 février qui revendique des réformes politiques profondes, pour la première fois en l'absence des représentants du mouvement islamiste Justice et bienfaisance.

Les islamistes du Mouvement Justice et bienfaisance se sont retirés récemment du mouvement de contestation mené depuis le début de l'année par les jeunes pour la démocratie.

Entre 4000 et 5000 personnes sont descendues dans la rue dans le quartier populaire Hay Mohammadi à Casablanca pour appeler à la poursuite de la lutte pour les réformes démocratiques, a constaté un journaliste de l'AFP. À Rabat, le nombre de manifestants était de 300 à 500 personnes.

La police a pour sa part indiqué à l'AFP que 3500 personnes avaient manifesté dans tout le royaume.

«Nous manifestons pour dire que la lutte va continuer malgré le retrait des organisations politiques, qu'elles soient islamistes ou autres», a déclaré à l'AFP Hamza Mahfoud, de la section de Casablanca du mouvement.

«Nos revendications sont légitimes et elles n'ont pas varié: une monarchie parlementaire et une plus grande justice sociale», a ajouté M. Mahfoud.

«Nous voulons plus de justice sociale», «l'actuel gouvernement ne changera rien», «non au cumul de la fortune et du pouvoir» ont scandé les manifestants à Rabat et Casablanca.

Justice et bienfaisance, l'un des plus importants mouvements islamistes, interdit mais toléré par les autorités marocaines, a mis un terme à son appartenance au Mouvement du 20 février, auquel il avait adhéré dès le début, «en raison des attaques» dont il a dit être l'objet de la part de certains jeunes contestataires.

Ces manifestations se poursuivent malgré l'appel au dialogue lancé par le nouveau chef du gouvernement marocain, l'islamiste modéré Abdelilah Benkirane, dont le Parti Justice et développement (PJD) a remporté les législatives fin novembre.

 
 

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