24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Des étudiants barricadés dans l'UQAM expulsés par les policiers

08/04/2015 22h41 

Photo Maxime Deland / Agence QMI

MONTRÉAL - Un groupe de plus 200 étudiants qui occupait mercredi soir le pavillon J.-A.-De Sève, de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) a été expulsé par les policiers peu après minuit.

Peu après minuit, des responsables de l'UQAM ont lu un avis d'éviction aux personnes occupant l'édifice depuis environ 21 h. Le groupe d'intervention du SPVM a ensuite été mis à contribution afin de libérer les lieux.

Les policiers n'ont pas eu trop de difficulté à pénétrer dans l'établissement, malgré les barricades érigées à partir de mobilier trouvé dans l'édifice. Des extincteurs ont été déclenchés en direction des agents lors de leur entrée. Les occupants de l'édifice sont ensuite sortis par plusieurs portes, circulant en groupes dans les rues.

Les agents des groupes d'intervention ont procédé à de nombreuses manœuvres de dispersions dans les rues avoisinant l'UQAM. Des gaz irritants ont été utilisés à de nombreuses reprises. Il aura fallu un peu plus d'une heure avant que le calme ne revienne dans le quartier.

Pendant ce temps, des policiers ont ratissé tous les étages du bâtiment, où ils ont constaté du grabuge et de nombreux graffitis.

En tout, cinq véhicules du SPVM ont été vandalisés. Une personne a été arrêtée pour une agression armée sur un policier, trois constats ont été émis pour le non-respect d'un règlement municipal et un autre en lien avec le Code de la sécurité routière.

Atmosphère festive

Avant l'intervention, selon différentes sources, l'atmosphère à l'intérieur était à la fête, avec musique et jeux de lumière.

Les portes de l'institution ont été barricadées avec divers objets, comme des tables, des chaises ou encore des bacs de recyclage. Du savon de vaisselle a également été vidée dans les escaliers. Les journalistes n'étaient pas les bienvenus à l'intérieur.

Une centaine d'autres manifestants, partis du parc Émilie-Gamelin, sont venus appuyer les occupants en restant devant le bâtiment.

De son côté, le recteur de l'UQAM, Robert Proulx, a lancé un appel au calme par voie de communiqué dans la soirée. Il en a profité pour justifier l'appel aux policiers, plus tôt dans la journée.

«Il ne s'agit pas là du premier moyen qui a été mis en œuvre par la Direction pour permettre aux étudiantes et aux étudiants de terminer leur trimestre dans les meilleures conditions possible, loin de là, affirme le recteur. Nous avons évalué la situation chaque jour, chaque heure même, nous avons suivi de près son évolution et ajusté nos actions avec diligence en fonction du contexte. Ce qui nous a guidés dans les décisions que nous avons prises tout au long des derniers jours et des dernières semaines, c'est en tout premier lieu la sécurité des personnes et le maintien d'un climat de respect propice à la poursuite des activités académiques.»

 
 

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