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Tutelle à L'Assomption: Moreau est en réflexion

10/03/2015 14h04 

Pierre Moreau.
Photo Archives / Agence QMI

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, se donne du temps avant de faire connaître sa décision quant à la demande du controversé maire de L'Assomption, Jean-Claude Gingras, qui réclame que sa ville soit mise sous tutelle.

Jointe par TVA Nouvelles mardi matin, l'attachée de presse de M. Moreau a indiqué que ce dernier n'avait pas l'intention, pour l'instant, de commenter la demande de tutelle faite par le maire de L'Assomption. Il souhaite attendre les résultats de l'enquête de la Commission municipale du Québec (CMQ) avant de prendre une décision.

La semaine dernière, Jean-Claude Gingras a fait parvenir une lettre au ministre des Affaires municipales afin de lui demander «de considérer sérieusement la mise en tutelle», peut-on lire dans un communiqué diffusé lundi après-midi.

Rappelons que la Commission municipale du Québec (CMQ) enquête présentement sur la Ville de L'Assomption ainsi que sur l'administration du maire Gingras depuis son élection en novembre 2013. Les résultats sont attendus avant la fin du mois.

Conseil municipal expéditif à L'Assomption

Une assemblée spéciale expéditive du conseil s'est déroulée en début de soirée à L'Assomption, à l'est de Montréal, sur fond de menace de tutelle et mécontentement des citoyens.

Une dizaine de minutes ont été suffisantes pour cette assemblée extraordinaire qui s'est tenue à la demande des conseillers Maryse Turgeon, Nicole Martel, Michel Gagnon et Fernand Gendron.

Deux points étaient à l'ordre du jour: autorisation de l'embauche d'un directeur adjoint pour le Service de police de L'Assomption/St-Sulpice et levée du secret professionnel dans le cadre des renseignements demandés par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Pour sa part, le maire Jean-Claude Gingras brillait par son absence. Il a indiqué dans le passé souffrir de divers problèmes de santé et fait ces jours-ci un retour progressif dans ses fonctions d'élu.

Dans le cadre de la période de questions réservées aux contribuables, le citoyen Louis Schmidt a réclamé la démission des quatre conseillers.

«Ces conseillers ont tous un parti pris, a-t-il expliqué à TVA Nouvelles. Ils nous ont coûté beaucoup d'argent. Quand le maire fait des séances extraordinaires, ils ne viennent pas. Quand eux en font, le maire ne vient pas. Ça n'a plus de sens, il faut que ça arrête».

De son côté, la mairesse suppléante, Maryse Turgeon, a indiqué que tout le monde «fonctionnait» bien ensemble.

«Je ne pense pas que ce soit la majorité de la population qui désire notre démission», croit-elle.


 
 

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