24 HEURES - Le mercredi 22 novembre 2017

STM : Trois fois plus de hauts salariés depuis 2006

05/08/2014 04h00 

Le nombre d'employés qui perçoivent un salaire de 100 000 $ ou plus à la STM a triplé entre 2006 et 2013.
PHOTO CHRISTOPHER NARDI/24h
Le nombre de cadres ayant un salaire de 100 000 $ ou plus a triplé à la Société de transport de Montréal (STM) depuis 2006, notamment en raison d'une série de projets d'envergure.

Selon des données obtenues par le journal 24 Heures en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, on constate que le nombre de cadres hauts salariés est passé de 83 en 2006 à 252 en 2013. Cela représente un bond de 203 % en sept ans.

En outre, le nombre de surintendants qui ont atteint le cap du 100 000 $ à la STM a bondi de quatre à 53 en sept ans.

Pendant cette même période, le nombre d'employés permanents à la société de transport a augmenté de 25 %, passant de 7495 à 9374 en 2013.

DG bien payé

C'est le directeur général qui a vu son salaire augmenter de façon la plus importante depuis les huit dernières années.

Au début de son mandat en 2006, l'ancien DG Yves Devin empochait un salaire de 205 000 $. Cinq ans plus tard, il recevait 338 243,36 $, soit une augmentation de 65 %.

À son arrivée en 2012, l'actuel DG de la STM, Carl Desrosiers, a perçu un salaire de 296 812,88 $. En un an, sa rémunération a augmenté de 5,5 % pour atteindre 313 212,12 $.

Grands projets

La direction de la STM admet qu'il y a bel et bien eu une augmentation importante du nombre de hauts salariés depuis les dernières années.

La planification et l'exécution de nombreux projets «d'envergure» seraient principalement en cause, notamment l'achat de wagons AZUR et la mise en place des systèmes OPUS et iBus.

«À lui seul, le projet AZUR […] a nécessité l'embauche d'une vingtaine de gestionnaires qui touchent un salaire de 100 000 $ et plus», explique la porte-parole de la STM, Odile Paradis.

L'achalandage et l'offre de service ayant eux aussi augmenté de façon significative entre 2006 et 2013 (15 % et 30 % respectivement), la STM dit avoir dû embaucher des cadres spécialisés qui demandent un salaire plus élevé.

L'indexation des salaires aurait également permis à certains cadres de dépasser le cap du 100 000 $ au cours des dernières années.

Croissance ralentie

Alors qu'il y a peu de nouveaux projets d'importance prévus pour les prochaines années à la société de transport, Mme Paradis estime que le nombre de cadres hauts salariés devrait se stabiliser.

«Après iBus, il n'y a pas de gros projets d'approuvés. [À l'avenir], on ne connaîtra peut-être pas les années de croissance qu'on a connues.

Par contre, on a assez de projets sur la table et assez de défis à relever pour maintenant les équipes présentes en place.»

 
 

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