24 HEURES - Le samedi 23 septembre 2017

Rosemont-La Petite-Patrie

Des terrain piteux qui ne répondent pas à la demande

23/07/2014 09h32 

Il n’y a pratiquement plus de gazon sur les deux terrains de soccer du parc Étienne-Desmarteau, qui est situé à proximité du Cégep Rosemont sur la 16e avenue.
PHOTO SIMON DESSUREAULT/24h

Alors que des terrains de soccer de Rosemont ont été fermés au cours des dernières années parce que leur état les a rendus impraticables, il y a maintenant un manque criant de terrains de qualité pour les joueurs qui sont quatre fois plus nombreux qu'il y a 10 ans.

Chaque semaine, l'Association de soccer de Rosemont-La-Petite-Patrie, qui connait la plus forte croissance du territoire Montréal-Concordia, est contrainte de refaire 90 plages d'entrainement pour 40 équipes de catégories compétitives.

« On a un gros manque de terrains disponibles et c'est aussi un casse-tête pour les parents des joueurs parce qu'ils ont un nouvel horaire chaque semaine », a affirmé Isabelle Laporte, trésorière de l'Association de soccer de Rosemont-La-Petite-Patrie, qui a vu son nombre de joueurs passer de 300 à 1200 en 10 ans.

Risques de blessures

L'association répond actuellement tant bien que mal à la demande en utilisant les deux terrains synthétiques du parc Père-Marquette, à proximité du boulevard Rosemont près de l'avenue Papineau.

« On en utilise quelques autres, mais leur état médiocre amène un risque de blessures. Ceux du parc Étienne-Desmarteau sont choisis en dernier recours. On doit aussi annuler des entrainements parce qu'on ne peut pas utiliser les terrains naturels quand il pleut, surtout au parc de la Louisiane », a expliqué Mme Laporte.

« Il n'est pas rare non plus que l'on voit huit équipes coincées à s'entrainer en même temps au parc Père-Marquette entre la mi-avril et la mi-mai, car on ne peut utiliser les terrains naturels à ce moment », a ajouté Mme Laporte.

Subvention refusée

En 2012, l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie a soumis une demande de subvention au ministère de L'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) pour la construction d'un terrain synthétique de soccer au parc Étienne-Desmarteau. Le projet était évalué à 3M$.

« La demande de financement a été refusée. On travaille déjà sur un plan pour pouvoir profiter d'autres programmes de subventions », a dit François W. Croteau, le maire de l'arrondissement.

Au MELS, on explique avoir reçu tellement de soumissions de projets que ça dépassait l'argent disponible. Rosemont avait appliqué au Programme de soutien aux installations sportives et récréatives.

« On a du faire des choix », a affirmé Bryan St-Louis, responsable des relations de presse au MELS.

Problème sur l'île

Le manque flagrant de terrains est une problématique généralisée dans L'Association Régionale de Soccer Concordia, qui représente une grande partie de l'île de Montréal avec environ 13 000 membres.

« C'est un gros problème dans ce secteur parce qu'il n'y a pas d'espaces pour faire d'autres terrains. Les terrains naturels finissent par se maganer et il y a plein de jeunes qui ne peuvent pas jouer », a déploré Michel Dugas, coordonnateur aux communications de la Fédération de soccer du Québec.

« Il y a plus d'espaces en région et dans l'ouest de Montréal pour développer des terrains. On suggère de convertir un maximum de terrains naturels en terrains synthétiques », a ajouté M. Dugas.

 
 

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