24 HEURES - Le mardi 18 décembre 2018

Fleuve Saint-Laurent

Une plante japonaise menace la végétation des berges

18/04/2014 09h24 

La renouée japonaise est très présente le long des berges du fleuve Saint-Laurent, tant dans l’ouest que dans l’est de Montréal.
Photo courtoisie
La renouée japonaise, l'une des 100 plantes les plus envahissantes au monde, fait des ravages le long des berges du fleuve Saint-Laurent à Montréal, empêchant le développement d'autres végétaux, rapportent des scientifiques.

Cette plante prend énormément d'expansion à Montréal, indique Valérie Aubin, biologiste et chargée de projet du comité Zip Jacques-Cartier, organisme qui œuvre dans la restauration et la réhabilitation du fleuve Saint-Laurent.

«La renouée japonaise est en train de prendre le dessus sur nos espèces indigènes. Partout où elle s'installe, il n'y a plus rien d'autre qui pousse. Les berges du fleuve Saint-Laurent sont très affectées par cette plante», s'inquiète Mme Aubin.

Toxicité

La libération de substances toxiques par les tiges de la renouée japonaise est un grave problème pour les autres plantes, affirme Claude Lavoie, chercheur à l'Université Laval sur la renouée japonaise.

«Cette plante est une véritable nuisance horticole et elle est en expansion le long des bandes riveraines», mentionne M. Lavoie.

La plante est notamment très présente dans le secteur Pointe-aux-Trembles et dans l'ouest à L'île des Sœurs, Verdun et Beaconsfield.

Impossible à éradiquer ?

Se débarrasser de la renouée japonaise est extrêmement ardu, voir quasiment impossible.

«Ça peut prendre jusqu'à huit ans pour l'éradiquer totalement. Il faut procéder à une coupe répétée à chaque trois semaines», explique Mme Aubin.

«La coupe a un impact parce que vous ne verrez plus la plante, mais l'éradication de grosses colonies est un mandat qui reste à réaliser», constate pour sa part M. Lavoie.

Problème social

La renouée japonaise crée aussi des problèmes sociaux.

«Dans les parcs où elle s'installe, les pêcheurs, les kayakistes ou tout autre citoyen n'ont plus accès aux berges du fleuve», déplore Valérie Aubin.

«Ça peut pousser quasiment n'importe où! Elle réussit à entrer dans les fissures d'asphalte et dans les moulures de maisons. Elle a même déjà transporté des toiles de piscine», rapporte-t-elle.

La renouée japonaise fait aussi des ravages sur la Rive-Nord et la Rive-Sud de Montréal.

 
 

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