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Salons de massage: industrie florissante à Montréal

02/12/2013 20h00 

Il y aurait ainsi 420 commerces de l'industrie du sexe dans le Grand Montréal.
Photo Pascale Lévesque / Agence QMI

MONTRÉAL - La Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES) a dévoilé lundi matin les résultats préliminaires de deux recherches sur l'exploitation sexuelle et les besoins des femmes dans le milieu de la prostitution. L'industrie du sexe serait florissante à Montréal.

L'organisme a révélé que «l'exploitation sexuelle se diversifie et réussit à vivre sous le radar des services de police ou des municipalités.»

Il y aurait ainsi 420 commerces de l'industrie du sexe dans le Grand Montréal, dont 348 se trouveraient à Montréal.

L'organisme constate également une grande présence des salons de massage. Ces derniers comptent pour 75 % des lieux d'exploitations sexuelles dans la métropole.

«Les salons de massage sont des bordels contemporains et il y a urgence d'agir», selon Diane Matte, organisatrice communautaire à la CLES.

Bien qu'elle salue la volonté du nouveau maire, Denis Coderre, de s'attaquer aux salons de massages érotiques, Mme Matte croit que cela n'est pas suffisant pour enrayer le problème de l'exploitation des femmes.

«Il ne faut pas seulement fermer les salons de massage, il faut également avoir un engagement plus large, dont soutenir les femmes qui travaillent dans ce milieu et créer un Ordre professionnel des massothérapeutes», a-t-elle expliqué.

Elle estime de plus qu'il faut donner plus de pouvoir aux municipalités pour interdire ce type de commerces et demande une politique claire de la part du gouvernement du Québec pour rendre illégitime ce genre d'établissement.

 
 

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