24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Élections à Montréal: débat des trois principaux candidats

06/10/2013 22h22 

Denis Coderre, Marcel Côté et Richard Bergeron, lors d'un débat en août 2013.
Photo Joel Lemay / Agence QMI

MONTRÉAL - Les trois principaux candidats à la mairie de Montréal se sont affrontés en anglais dans un débat télévisé sur les ondes de CTV dimanche soir.

Les trois candidats ont campé leurs priorités et ont précisé leur image politique dès le début de l'émission Debate 2013 animée par la journaliste Mutsumi Takahashi. Le chef de Coalition Montréal, Marcel Côté, a fait valoir son expérience et ses succès en tant qu'homme d'affaires et a maintenu qu'il instaurerait des règles solides de gestion entrepreneuriale à l'Hôtel de Ville. Il se donne deux ans pour remettre la ville en état, au niveau de l'administration et des infrastructures, pour ensuite «construire une véritable grande ville».

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, s'est présenté en visionnaire et a promis de mettre fin à la mentalité du «business as usual» qui, selon lui, sévit au conseil municipal. Il a parlé de l'importance d'avoir des projets d'envergure, mentionnant à maintes reprises ses visions de tramway «dès 2017» et d'«Entrée maritime de Montréal».

Finalement, Denis Coderre, le chef d'Équipe Denis Coderre, a mis de l'avant sa longue expérience en politique fédérale pour convaincre le public qu'il serait le mieux placé pour «faire le ménage» dans l'administration de la ville, et ce, dès «le premier jour». Il a qualifié son approche de pragmatique. Voulant redonner espoir aux Montréalais, il a assuré que la ville «saurait se relever de ses blessures».

Quatre thèmes

Le débat d'une heure s'est divisé en quatre thématiques: la lutte contre la corruption, la qualité de vie à Montréal, la diversité culturelle et la vision d'avenir pour la métropole.

Sur la question de la corruption, M. Bergeron a affirmé que l'intégrité était l'épine dorsale de son parti qui, dit-il, «n'a jamais été mentionné devant la commission Charbonneau». Il a indiqué que plusieurs mesures étaient déjà en place à l'Hôtel de Ville pour contrer les malversations, notamment l'Escouade de protection de l'intégrité municipale (EPIM). Denis Coderre a sauté sur l'occasion pour lui rappeler que Projet Montréal était visé par une plainte déposé à l'EPIM concernant un contrat de 35 000 $ attribué dans Plateau-Mont-Royal. «Il s'agit de fruits et de légumes», a rétorqué M. Bergeron.

L'ancien député libéral a pour sa part prôné la réduction des sous-traitances pour maintenir une saine administration et la création d'un poste d'inspecteur général pour veiller à la transparence dans l'attribution des contrats. Marcel Côté s'est opposé cette idée, disant qu'il fallait plutôt réduire les procédures et la bureaucratie. Il affirmé qu'un «check and balance» (séparation des pouvoirs) bien établi était suffisant.

Les trois candidats se sont unanimement et vertement ralliés contre le projet de charte des valeurs québécoises et ont tous les trois affirmé que les membres de l'administration municipale devaient mieux représenter la diversité culturelle de la métropole.

 
 

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