24 HEURES - Le dimanche 20 mai 2018

Calcul Québec

Le superordinateur de l'Université de Montréal

16/07/2013 16h31 - Mise à jour 16/07/2013 16h37

Suzanne Talon, coordonatrice, et Jonathan Ferland, directeur des opérations pour Calcul Québec dévoilent les entrailles du superordinateur de l’UdeM.
Photo: Emmanuel Delacour/24h
Dans les méandres du pavillon Roger-Gaudry de l'Université de Montréal (UdeM), se cache un superordinateur, avec lequel les chercheurs de la province élucident les mystères de la science, à la vitesse de plusieurs milliards d'opérations à la seconde.

Qu'ils soient chimistes, physiciens, ingénieurs et parfois même philosophes, les têtes pensantes se tournent vers les ordinateurs de Calcul Québec, dont une partie se trouve à Montréal, pour résoudre leurs équations et modèles théoriques.

« Plusieurs types de recherches sont effectués grâce à nos ordinateurs. Que ce soit du séquençage génétique, qui utilise désormais 10 % des ressources informatiques, ou encore des chercheurs en épistémologie, qui scrutent les bases de données d'articles scientifiques pour découvrir le contexte de citation selon le domaine scientifique. Le calcul parallèle est de plus en plus utilisé », explique Suzanne Talon, coordonnatrice pour Calcul Québec.

Le calcul parallèle dont parle Mme Talon consiste à faire travailler plusieurs processeurs, ou CPU (de l'anglais Central Processing Unit, « Unité centrale de traitement »), de façon coordonnée.

« Nous possédons 80 000 cœurs de calcul dans notre organisme, dont 8000 se trouvent ici à l'UdeM, souligne Mme Talon. Il existe quatre sites au Québec : celui de l'École de technologie supérieure (dont les ordinateurs appartiennent à l'Université McGill), de l'Université Laval et de l'Université de Sherbrooke. »

Les chercheurs peuvent donc accéder, grâce à une connexion Internet, à ce vaste réseau.

Sécurité

Lorsqu'il est question d'une si grande puissance de calcul, la sécurité est de mise. Les pirates informatiques tentent des centaines de fois par jour de s'introduire dans les superordinateurs, mais leurs efforts restent peu fructueux, confie Mme Talon.

« Nous tentons de donner de bonnes habitudes de sécurité à nos utilisateurs et toutes les tentatives de connexions sont enregistrées. En ce qui a trait aux virus informatiques, puisque le système fonctionne sur Linux, nous sommes plutôt à l'abri de ce problème », souligne la coordinatrice.

Avec un budget annuel de cinq millions de dollars et une facture d'électricité de 1,2 million de dollars (dont 180 000 $ pour le super ordinateur de l'UdeM), le système est réglé au quart de tour.

« Nous maintenons la salle qui contient les cabinets (des tours de 1300 kilos mettant plusieurs processeurs en réseaux) à une température de 19 degrés Celsius, soutient Jonathan Ferland, directeur des opérations pour Calcul Québec à l'UdeM. Nous contrôlons aussi l'humidité. Il faut éviter le point de rosée, car si des gouttes d'eau se forment cela pourrait causer des courts-circuits. »

emmanuel.delacour@quebecormedia.com

 
 

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