24 HEURES - Le lundi 22 janvier 2018

Sommet des jeunes 2013

Prendre son avenir en main

10/07/2013 14h58 - Mise à jour 10/07/2013 15h04

Ursy Ledrich et Maryann Gauthier, co-porte-parole du comité organisateur du sommet.
Photo: Emmanuel Delacour/24h
Quels sont les enjeux qui préoccupent les jeunes? Le meilleur moyen de le savoir est de leur demander, et c'est ce que fera le Bureau de consultation jeunesse en août prochain, lors de son Sommet des jeunes 2013.

Des tournées réalisées préalablement autour du Québec ont déjà permis de cerner les problèmes qui inquiètent les futurs adultes. L'intimidation, le racisme et l'homophobie sont du compte.

« Les relations difficiles avec les figures d'autorités les touchent beaucoup aussi. Les jeunes se sentent particulièrement frustrés lorsqu'on les traite comme des enfants et qu'on n'écoute pas leur opinion », dit Ursy Ledrich, co-porte-parole du comité organisateur du sommet.

Ce dernier a aussi pu constater au cours de ses rencontres avec 500 jeunes Québécois que les problématiques d'hypersexualisation, de toxicomanie et de discrimination policière touchent encore plusieurs d'entre eux.

De plus, ces jeunes vivent parfois des difficultés que l'on attribue trop souvent aux adultes, rappelle M. Ledrich. Conjuguer travail, famille et études, cette réalité est de plus en plus répandue dans la province. « Beaucoup sont venus pour faire part de leur désarroi par rapport au manque de logements sociaux et leur inaccessibilité, à Montréal et en région », souligne Maryann Gauthier, co-porte-parole du comité organisateur du sommet.

Motivés et prêts à discuter

La directrice générale du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), Annie Gauvin, insiste sur l'importance de donner une voix à la jeunesse québécoise. « Ils sont engagés pour travailler dans l'intérêt de la collectivité. Rappelons-le, cet intérêt collectif ne repose pas seulement sur l'économie ou sur la culture, mais aussi sur l'aspect social », dit Mme Gauvin.

Son homologue du Bureau de consultation jeunesse, Gilles Tardif, abonde dans le même sens. « Tous ceux que nous avons rencontrés souhaitent participer à la discussion, ils ont des choses à dire, affirme-t-il.

Dans un contexte où le financement de l'organisme d'action communautaire est précaire, celui-ci dénonce le refus du Secrétariat à la jeunesse (une branche gouvernementale) de mieux soutenir ses projets. « Il ne s'agit pas de gagner quoi que ce soit contre le gouvernement, mais de trouver un équilibre dans notre société et de laisser une juste place aux jeunes », martèle M. Tardif.

Le Sommet des jeunes à Montréal aura lieu au Collège Ahuntsic du 12 au 16 août.

emmanuel.delacour@quebecormedia.com

 
 

Incontournables