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Mairie de Montréal: Michel Brûlé, sixième candidat

04/07/2013 17h33 

Michel Brûlé (au centre).
Photo: Agence QMI
Et de six. Au tour du président des éditions Les Intouchables, Michel Brûlé, de briguer la mairie de Montréal. Celui qui se veut le candidat des carrés rouges et des souverainistes promet une vraie révolution de la «machine».

Et ça ne sera pas une petite. L'homme de 48 ans, qui a officialisé sa candidature mardi, réduira le nombre d'élus à 30, bannira à jamais toute firme de génie et de construction qui a trempé dans la collusion et mettra de l'ordre dans les forces policières.

«Je prône la démocratie transparente. Je suis pour un Montréal français, mais ouvert sur le monde. Plus rien ne sera fait en cachette», dévoile d'une voix enjouée Michel Brûlé.

Qu'a-t-il de plus que ses adversaires? Il parle huit langues, a visité 55 pays et s'inspire des principes de l'ancienne république de Venise, rétorque le candidat.

«Je suis surtout très attentif à ce qui se passe dans le monde. Je parle allemand couramment et j'ai déjà rencontré trois hauts fonctionnaires du ministère des Transports allemands, et ils sont prêts à me fournir une liste d'experts pour nous aider à faire des routes qui tiennent.»

S'il est élu maire de Montréal, les nouvelles infrastructures routières devront avoir une garantie d'«au moins» 25 ans. «On jette notre argent par les fenêtres en ce moment, la qualité n'est pas du tout au rendez-vous», se désole l'éditeur et écrivain québécois.

«Charest devra rendre des comptes»

Michel Brûlé n'a pas peur de le crier haut et fort : il est partisan du carré rouge et déteste profondément l'ancien premier ministre du Québec, Jean Charest. D'ailleurs, il le surnomme «John James Charest».

«Il a divisé pour mieux régner, il a voulu détruire le Québec, estime-t-il. Si je suis élu, Charest devra rendre des comptes.»

Selon lui, le printemps érable a eu pour conséquence de transformer le Québec en un état policier et Montréal, l'endroit où on émet le plus de contraventions. Le système judiciaire devra faire peau neuve sous son administration.

«C'est du délire, parce que notre Chartre des droits et des libertés protège plus les criminels et les minorités religieuses, fustige Michel Brûlé. On se retrouve avec une police qui tape sur Monsieur et Madame tout le monde, mais les criminels, eux, sont intouchables.»

Pas l'appui des anglophones

Le président des Intouchables, une des maisons d'éditions les plus connues au Québec, fera campagne solo.

«Si je suis pour l'abolition de 73 élus, je ne vais pas présenter de candidats! Je refuse de rentrer dans la machine», s'exclame l'ancien chargé de cours à l'Université du Nouveau-Brunswick.

Il se dit «confiant» en vue des élections de novembre. Il est toutefois conscient que les anglophones ne l'appuieront «jamais».

«Ils veulent un maire fédéraliste et pro anglophone, analyse Michel Brûlé. Les anglophones ont réélu Gérald Tremblay en 2009, malgré le scandale des compteurs d'eau. C'est un vote qui est très fanatique, très sectaire.»

ewan.sauves@quebecormedia.com

 
 

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