24 HEURES - Le samedi 18 novembre 2017

Des sportifs sur la corde raide

11/04/2013 17h23 - Mise à jour 11/04/2013 17h27

Julien Desforges.
Photo: Tom Ravisé
En appliquant la réglementation à la lettre, des employés de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal interdisent aux amateurs de slackline de pratiquer leur sport.

La slackline (ou équilibrisme sur sangle en français), un passe-temps qui s'apparente au funambulisme, consiste à marcher sur une bande en nylon quelque peu élastique. Le plus souvent, le sport se pratique sur une ligne fixée à des ancrages au sol ou aux arbres, à quelques centimètres du sol.

Toutefois, le Règlement sur la propreté et le civisme à l'égard du territoire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal statue qu'on ne peut pas utiliser le mobilier urbain à une autre fin que celle à laquelle il est destiné et qu'il est interdit de coller, clouer, brocher ou autrement fixer quoi que ce soit sur le mobilier urbain.

Ce règlement est adopté de façon similaire dans la plupart des arrondissements de la Ville de Montréal. Cependant, il semblerait que les pratiquants de la slackline ne reçoivent pas le même traitement dans tous les secteurs de la Ville.

« L'année dernière, on a juste eu des problèmes dans les parcs Wilfrid-Laurier, La Fontaine et Jeanne-Mance, affirme Julien Desforges, fondateur de Slackline Montréal. On nous tolère un peu partout, sauf dans le Plateau. » « On applique plus sévèrement le règlement dans le parc Laurier, parce qu'il y a eu des plaintes diverses, confirme Catherine Piazzon, porte-parole de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Certaines personnes promènent leur chien sans laisse, ou font des piques-niques en dehors des endroits désignés. Pour être équitables, nous faisons appliquer la réglementation dans tous les cas d'infraction. »

Les contrevenants à un premier manquement au règlement peuvent recevoir une amende dont le montant varie entre 100$ et 1000$, et entre 300$ et 2000$ pour une deuxième offense.

« J'ai un ami qui a eu une amende de 140$ au parc La Fontaine l'an dernier. C'est dommage, parce que le phénomène de la slackline prend beaucoup d'élan. Ça fait quatre ans que j'ai mon entreprise et je suis convaincu que la tendance va prendre beaucoup d'ampleur cet été », affirme M. Desforges. Celui-ci aimerait que l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal se penche sur la question, ou du moins que l'activité y soit tolérée.

Rosemont-La Petite-Patrie, arrondissement voisin du Plateau possède un règlement similaire concernant les arbres et le mobilier urbain. « On tolère les funambules tant que ça demeure sécuritaire et que ça n'abîme pas les arbres », souligne Serge Fortin, porte-parole pour Rosemont-La Petite-Patrie.

Mme Piazzon rétorque que son arrondissement, puisqu'il y a une forte densité de population, ne peut pas permettre à tout un chacun d'attacher des objets aux arbres, par crainte d'endommager les arbres.

emmanuel.delacour@quebecormedia.com

 
 

Incontournables