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L'OIIQ réclame le pouvoir de prescrire

11/04/2013 14h32 - Mise à jour 11/04/2013 14h41

La présidente-directrice générale de l’OIIQ, Lucie Tremblay, soutient que de donner le droit de prescrire certains médicaments et analyses aux infirmiers et infirmières faciliterait l'accès aux soins de santé.
Lydia Labbé-Roy/24h

La solution aux problèmes d'accès aux soins de santé réside dans la capacité des infirmières à prescrire des analyses de laboratoire et certains médicaments de façon autonome. C'est du moins ce qu'a réitéré, jeudi, l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ).

Les infirmières demandent de pouvoir prescrire certaines analyses de laboratoire, comme des analyses d'urine, des radiographies, des produits et des pansements pour le traitement des plaies et des médicaments pour des troubles mineurs. Elles demandent aussi de pouvoir effectuer certains traitements pour des conditions comme la constipation ou l'infection urinaire.

«Ce qu'on vise, c'est améliorer l'accès aux soins, diminuer les temps d'attente, notamment dans les urgences et dans les cliniques médicales et faciliter le travail des infirmières, indique la présidente-directrice générale de l'OIIQ, Lucie Tremblay. Cette solution qu'on propose est applicable à court terme et a comme avantage qu'elle ne nécessite pas de nouveaux investissements.»

Campagne publicitaire

Afin de sensibiliser la population à ses demandes, l'OIIQ a dévoilé, jeudi, une campagne publicitaire qui sera télédiffusée dès le 14 avril.

Trois publicités de 30 secondes montrent chacune une situation de la vie courante qui serait simplifiée si les infirmières avaient le pouvoir d'agir. La première montre une mère et son garçon qui attendent à l'urgence alors que le garçon a une fracture de la cheville. La seconde montre une personne âgée qui doit faire panser ses plaies à domicile et la troisième, une jeune fille qui a des complications avec ses nouveaux contraceptifs oraux.

L'Ordre souhaite ainsi rallier la population afin de faire pression sur les différentes parties impliquées. «On veut soigner nos patients, on veut servir la population, on veut accomplir notre profession pleinement et entièrement. Le droit de prescrire, c'est un peu notre petite révolution tranquille dont la population a besoin», conclut Lucie Tremblay.

La population peut appuyer la démarche des infirmiers et infirmières en visitant le www.solutionsinfirmieres.ca.

 
 

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