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Montréal

Près de 250 arrestations

15/03/2013 16h47 - Mise à jour 15/03/2013 18h59

La 17e manifestation contre la brutalité policière, événement qui donne habituellement lieu à de violents affrontements entre policiers et manifestants, a débuté l’angle des rues Ontario et Saint-Urbain, à Montréal.
Photo Joel Lemay / Agence QMI

La 17e manifestation contre la brutalité policière, vendredi à Montréal, s'est soldée par près de 250 arrestations. Déclarée illégale quelques minutes après son début à 17h, elle s'est terminée vers 19h, les manifestants s'étant dispersés sous la surveillance des forces policières très présentes.

À 17h, environ 500 personnes se trouvaient au point de ralliement de l'événement, à l'angle des rues Ontario et Saint-Urbain, à Montréal, peu avant que la marche ne se mette en branle.

Deux arrestations préventives

Un peu avant 17h, le SPVM a confirmé que deux personnes qui faisaient l'objet d'un mandat d'arrestation ont été arrêtées dans l'après-midi. Le SPVM n'a pas donné le motif exact de cette arrestation, mais a indiqué que ces deux individus avaient l'habitude de prendre part à de telles manifestations.

Intervention policière rapide

Les manifestants ont d'abord marché sur la rue Saint-Urbain en direction sud, près du quartier général du SPVM. Le rassemblement a été déclaré illégal 12 minutes après le début, car le trajet n'avait pas été fourni aux autorités.

Les policiers, aidés par leur unité de cavalerie, sont rapidement intervenus pour disperser la foule et repousser les manifestants dans plusieurs directions. L'arrivée de renforts de la Sûreté du Québec, surgissant sans avertissement de la Place des Arts a surpris les manifestants et favorisé leur dispersion.

Des groupes différents se sont formés, certains se dirigeant en direction ouest sur le boulevard De Maisonneuve, d'autres en direction est, sur la rue Sainte-Catherine.

Deux arrestations de masse

Devant le 202, rue Sainte-Catherine Est, les policiers ont encerclé des dizaines d'individus pour procéder à une arrestation de masse. Une autre opération semblable a eu lieu à l'intersection des rues Hôtel-de-Ville et Sainte-Catherine.

Un individu a aussi été intercepté avec un sac contenant des couteaux et des munitions.

Près de 250 arrestations

En fin de soirée vendredi, le commandant Ian Lafrenière du SPVM a confirmé que plus de 200 personnes ont été arrêtées en vertu du règlement municipal P-6 [relativement au port du masque et à l'obligation de fournir le trajet de la manifestation]. Ces manifestants, interpellés lors des arrestations de masse, devraient recevoir une contravention de 637 $.

Les policiers ont également procédé à 38 arrestations isolées pour des infractions criminelles telles que méfait sur un véhicule de police, voie de fait sur un agent de la paix, menace, entrave et possession de matériel incendiaire. Certaines personnes ont également été arrêtées de façon préventive pour ensuite être relâchées.

En raison de ces opérations et de la présence de véhicules policiers, la circulation a été perturbée sur la rue Sainte-Catherine et sur plusieurs artères du centre-ville durant les deux premières heures, la situation revenant graduellement à la normale.

Au grand soulagement des commerçants, la police ne rapportait que peu de méfaits en milieu de soirée.

Persistant à scinder les groupes de manifestants, le SPVM a lancé plusieurs avis de dispersion, notamment sur une centaine de marcheurs réunis devant le Complexe Desjardins et un autre groupe à l'intersection des rues Berri et Sainte-Catherine.

Vers 19h, on observait une forte présence policière aux abords de la place Émilie-Gamelin, où là aussi des avis de dispersion ont été donnés aux manifestants.

Tous les groupes se sont dispersés, et la manifestation s'est terminée dans le calme.
«Nos effectifs se sont graduellement retirés du centre-ville, et nous assurons une surveillance régulière pour les heures suivantes», a précisé le porte-parole du SPVM, Laurent Gingras en milieu de soirée.

Deux policiers et quatre manifestants blessés

Un policier a été blessé dès le début de l'événement et a eu trois dents cassées après avoir reçu un coup de genou par un manifestant. L'agent a été transporté dans un centre hospitalier.

De plus, M. Gingras a précisé qu'«une policière a été transportée par Urgences-santé pour un malaise», mais les circonstances dans lesquelles il est survenu n'ont pas été précisées.

Quatre manifestants ont subi des blessures mineures dans des circonstances qui demeuraient inconnues en fin de soirée.

Jeudi, le SPVM avait annoncé qu'il pourrait «intervenir plus rapidement» lors de la manifestation, ce qui s'est effectivement confirmé vendredi, les policiers ne tolérant aucune infraction.

Le 15 mars 2012, 226 personnes avaient été arrêtées au terme de la 16e manifestation contre la brutalité policière à Montréal.

 
 

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