24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Division de la planification intégrée et de la gestion des impacts

Pour des chantiers mieux planifiés

07/03/2013 10h37 - Mise à jour 07/03/2013 11h57

Une nouvelle division de la Ville de Montréal a pour mandat de réduire l'impact des travaux sur les déplacements des citoyens.
Lydia Labbé-Roy/24h

On connaît la rengaine : chaque été, Montréal croule sous les cônes orange. Résolu à voir comment les décisions sont prises pour la saison estivale à venir, 24h a fait une petite incursion dans les coulisses de l'équipe de planification des travaux de la Ville de Montréal.

Consultez la vidéo.

C'est seulement en janvier que la division de la planification intégrée et de la gestion des impacts a été créée. Elle est sous la responsabilité de la direction des transports de la Ville de Montréal. «La division a pour mandat d'intégrer l'ensemble des besoins de travaux du service des transports et des autres entités de la Ville et d'essayer de mieux planifier, avec les partenaires, les interventions», indique la chef de la division, Valérie Gagnon.

Les partenaires dont Mme Gagnon fait mention sont les entreprises de câblodistribution, de services électriques ou de distribution de gaz. À l'aide d'un logiciel, chacune des entreprises partenaires inscrit les travaux qu'elle souhaite réaliser dans les jours, les mois et les années à venir. Ainsi, la Ville, tout comme les entreprises partenaires, est en mesure de coordonner les travaux qu'ils ont à faire dans les mêmes secteurs. Ils évitent ainsi de devoir fermer une rue plus d'une fois dans un court laps de temps.

Cela permet de réduire les impacts sur les citoyens qui circulent dans le secteur. «Quand on fait une intervention, ce qu'on souhaite, c'est déranger le moins possible les citoyens du secteur touché et d'être le plus performant possible», mentionne Valérie Gagnon.

Infrastructures vieillissantes

Mme Gagnon confirme que la multiplication des chantiers sur l'île de Montréal n'est pas qu'un mythe. «Effectivement, l'investissement est plus important depuis les dernières années parce que les infrastructures sont vieillissantes», dit-elle.

Cette condition oblige souvent la Ville de Montréal à effectuer des travaux d'urgence. Lorsque ces imprévus surviennent dans un chemin de déviation d'un autre chantier, la planification devient plus compliquée. «Les chantiers sont comme un jeu de domino, explique Valérie Gagnon. Il peut arriver qu'un chantier doive absolument être terminé avant le début d'un autre, qui aurait un impact aussi important que l'urgence s'il était retardé.»

Il est donc très rare qu'un chantier soit arrêté pour pallier un imprévu. «Il faut trouver une solution apaisante, mais on peut difficilement arrêter un autre chantier», mentionne Mme Gagnon. Elle précise cependant que la ville pourrait demander à un entrepreneur d'accélérer les travaux pour terminer plus rapidement.

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Les yeux sur le terrain

Les chemins de déviation sont planifiés à l'avance par les ingénieurs de la division. L'équipe poursuit toutefois son travail sur le terrain pour s'assurer que tout fonctionne.

«J'ai des ingénieurs et des agents techniques qui font des tournées pour voir si ce qu'on avait prévu en plans et devis de circulation est bien appliqué sur le terrain», explique Valérie Gagnon.

Cette partie est importante pour s'assurer de la bonne application des plans. «J'analyse la fluidité de la circulation et la programmation des feux et je m'assure que la signalisation est conforme, explique Danièle Bonamie, agente technique. Les patrouilles sont importantes pour s'assurer que le concept est fluide et respecte les exigences de la Ville de Montréal.»

«La signalisation est toute aussi importante, explique Valérie Gagnon. On veut que l'automobiliste ait les informations le plus en amont des travaux possibles pour qu'il ait le choix le plus efficace pour se rendre à sa destination.»

 
 

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