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Lachine

L'Hôpital Saint-Joseph ne fermera pas 20% de ses lits

09/01/2013 16h52 

Le ministre Hébert a également affirmé qu'on ne planifiait pas non plus la fermeture prochaine de l'hôpital.
Photo Archives / Agence QMI
L'Hôpital Saint-Joseph de Lachine ne supprimera finalement pas les dix lits de son aile gériatrique. La décision qui soulevait la grogne des médecins a finalement été annulée par le ministre de la Santé, Réjean Hébert.

Les dix lits devaient fermer au cours des prochains jours, une fois que les patients âgés auraient trouvé une place dans un CHSLD.

Selon le ministre, étant donnée la situation actuelle dans les urgences de la province qui débordent, il n'est plus question fermer les dix lits pour l'instant. Toutefois, cette décision laisse croire qu'on pourrait quand même fermer les lits plus tard.

«Je pense qu'on a besoin de tous les lits disponibles à cette période de l'année sur l'île de Montréal où on observe une congestion des urgences. Alors, ce n'est surtout pas le temps de faire ça à ce moment-ci, d'autant plus qu'il y a une démarche en cours pour voir quel est le rôle de l'hôpital Lachine et comment on peut utiliser l'hôpital Lachine pour offrir de meilleurs services à la population», a affirmé le ministre.

M. Hébert a affirmé qu'on ne planifiait pas non plus la fermeture prochaine de l'hôpital.
Pour le Dr Paul Saba, chef des médecins de cet hôpital affilié au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), cette suppression des lits était une forme déguisée de fermeture du centre hospitalier. Il dénonce également le fait qu'en 2008, on avait plutôt prévu d'augmenter le nombre de lits.

«C'est le 26 novembre 2008 et vous voyez trois signatures qui représentent le ministre de la Santé, l'Agence et le CUSM. Ça, c'est un contrat signé. Ils ont l'obligation de le respecter», a expliqué le Dr Saba.

Le CUSM accuse un déficit de 115 millions $ pour 2012-2013. Le Dr Saba a confirmé que c'est en raison de ce gouffre financier qu'on a décidé de ne pas respecter le contrat et de couper les dix lits.

Du côté de la direction, on affirme que les coupes dans les lits n'avaient rien à voir avec ce déficit.

«C'est sûr qu'il y a un problème financier dans la mesure où ces lits-là ne sont pas financés, car ils doivent être placés ailleurs par l'Agence de la santé de Montréal. Dans ce contexte, on travaille avec l'Agence pour que les patients soient dans des lits de CHSLD, de ressources communautaires où ils vont recevoir les meilleurs soins», a commenté Richard Fahey, directeur des affaires publiques au CUSM.


 
 

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