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Transports

Menace de grève à l'aéroport Montréal-Trudeau

09/01/2013 07h50 - Mise à jour 09/01/2013 14h35

Photo Agence QMI / Archives
MONTRÉAL - Les agents de contrôle à l'aéroport Montréal-Trudeau pourraient faire la grève à tout moment aussitôt que le Conseil canadien des relations de travail aura décrété les services essentiels à assumer.

Les 600 agents de contrôle et coordonnateurs de points de fouille de l'aéroport ont menacé mercredi matin de déclencher une grève.

Mardi, ils avaient rejeté à l'unanimité les dernières offres patronales de leur employeur, Sécuritas. Ils se sont dotés au même moment d'un nouveau mandat de grève à exercer au moment jugé opportun.

«Nous espérons toujours négocier et arriver à une entente sans avoir à perturber le service à l'aéroport, a fait valoir le représentant syndical Michel Courcy. Mais, s'il le faut, les agents de contrôle sont prêts à faire la grève.»

Les négociations achoppent notamment sur les salaires. Les agents de contrôle de Montréal sont moins payés que ceux des aéroports de Québec et de Toronto. Les travailleurs réclament la parité salariale.

Un agent de contrôle gagne à l'heure actuelle entre 15 et 21 $ l'heure à Montréal-Trudeau, une différence de 3 % par rapport à leurs collègues des deux autres aéroports, et ce, même s'ils ont le même patron.

Parmi les autres demandes, les contrôleurs veulent pouvoir manger dans des espaces réservés à cet effet et être rémunérés pour toutes pauses qu'ils n'ont pas le temps de prendre en raison du surplus de travail.

«Il y a les salaires qui sont problématiques, mais il y a d'autres problèmes plus profonds que ça, a ajouté M. Courcy. Les pauses qui sont retardées et parfois même non prises. L'employeur nous force à rester sur les lignes parfois pendant huit heures sans pause et sans pouvoir aller aux toilettes. En plus, il y a les salles de repas qui ne sont pas en assez grand nombre et assez grandes pour accueillir nos gens en même temps.»

Comme c'est un service essentiel, le Conseil canadien des relations industrielles devra décider des activités qui devront être maintenues en cas de grève.

Une fois cette décision rendue, les 600 travailleurs pourront déclencher une grève.

Selon la proposition syndicale, seulement 20 % des employés participeraient au piquet de grève.

Depuis le début des négociations au mois d'octobre, les contrôleurs ont utilisé plusieurs moyens pour se rendre visibles, se vêtant de pantalons de camouflage roses, de pyjamas, le tout décoré de l'effigie du syndicat des métallos.

De son côté, Sécuritas se dit déçue du rejet de l'offre patronale. L'entreprise indique qu'elle s'engage «néanmoins à continuer les négociations avec le syndicat des Métallos, afin de conclure une entente raisonnable qui tiendra compte des objectifs opérationnels de notre client, ainsi que des intérêts de STAS et de ses employés.»

La prochaine rencontre entre STAS et le syndicat des Métallos est prévue lundi.


 
 

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