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Fédéral

Ottawa part à la chasse aux faux étudiants étrangers

01/01/2013 16h06 

Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney.
Photo André Forget / Agence QMI
OTTAWA - Le gouvernement fédéral est en train de construire un mur autour du système canadien de permis d'études pour les étudiants étrangers, de façon à empêcher les fraudeurs et les autres criminels de rentrer au pays.

Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, a proposé des modifications réglementaires au Programme des étudiants étrangers, qui feront en sorte qu'un permis d'études ne sera accordé à un candidat étranger que s'il fréquente une école inscrite sur une liste préapprouvée d'établissements d'enseignement, que les gouvernements provinciaux ou territoriaux considèrent comme légitimes et capables d'accueillir des étudiants internationaux.

«Ces modifications nous aideront à mieux protéger les étudiants étrangers et la réputation du système d'éducation postsecondaire, en nous assurant que les étudiants étrangers arrivent dans des établissements de qualité qui se conforment aux normes de base en matière de reddition de comptes», a fait savoir le ministre dans un communiqué.

Les nouvelles règles, qui ont été publiées dans la Gazette du Canada le mois dernier, cherchent aussi à corriger un système qui «permet à des étudiants étrangers de se servir du programme pour rentrer au Canada en prétendant venir y étudier, sans être tenu d'y étudier», selon des responsables.

Les étudiants étrangers devront donc prouver sur demande aux responsables de l'immigration qu'ils poursuivent effectivement des études au Canada.

S'ils sont dans l'impossibilité de le faire, ils risquent de perdre leur permis et d'être expulsés du pays. Selon des responsables, les criminels tentent trop souvent de se servir des permis d'études pour mettre les pieds au Canada.

Ces derniers citent un rapport de l'Agence des services frontaliers du Canada datant de 2006, au sujet de centaines de présumés étudiants étrangers sur la côte ouest qui étaient impliqués dans «le trafic de drogue, la prostitution et la contrebande d'armes».

En outre, un rapport de 2010 de la GRC a conclu que la plupart des prostituées asiatiques sont entrées au pays avec un visa de visiteur ou un permis d'étudiant.

Les nouvelles règles sont censées entrer en vigueur en 2014.

 
 

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