24 HEURES - Le mardi 21 octobre 2014

Immigration

Un faux consultant coupable de 54 chefs d'accusation

30/12/2012 16h46 

Photo archives / Agence QMI
MONTRÉAL - Un juge de la Cour du Québec a déclaré un homme qui se faisait passer pour un consultant en immigration coupable de 54 chefs d'accusation.

Tarek Harhira faisait dire à des ressortissants tunisiens qu'il était leur ami ou un proche pour faciliter leur entrée au Canada, selon des documents de la cour.

Ces documents montrent aussi que Harhira ne vivait pas au Canada au moment où les demandeurs affirmaient qu'il était leur parrain au Québec.

Dans son jugement, rendu public le 14 décembre dernier, le juge Denis Lavergne a écrit que l'accusé n'était pas en mesure de fournir des preuves satisfaisantes du fait qu'il habitait au Québec.

On peut aussi lire dans les documents de la cour qu'un enquêteur d'Immigration Québec a montré à l'accusé 21 photos de demandeurs tunisiens qu'il était censé connaître, et il n'a pu en identifier aucun.

Harhira a dit à la cour qu'il vivait au Québec et en Tunisie la plupart du temps et a ajouté que si des erreurs s'étaient glissées dans les demandes d'immigration, c'était involontaire. Il a rejeté la faute sur son bureau en Tunisie.

Le juge Lavergne n'a pas cru le témoignage de l'homme.

«Il y a plusieurs raisons de croire que le défendeur lui-même a suggéré aux demandeurs d'utiliser son nom en tant qu'«ami au Québec», a écrit le juge. Ce n'est pas réaliste que 21 demandeurs qui proviennent de différentes régions de la Tunisie soient amis avec le défendeur.»

Les documents de la cour ne spécifient pas si les demandeurs ont payé Harhira pour utiliser son nom dans les formulaires d'immigration.

 
 

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