24 HEURES - Le jeudi 19 octobre 2017

Quand le subconscient soigne

27/11/2012 19h22 - Mise à jour 27/11/2012 19h29

Davantage reconnue pour son côté théâtral, l'hypnose serait de plus en plus utilisée pour ses bienfaits thérapeutiques. À Montréal, psychologues et dentistes l'utilisent déjà pour leurs patients.

Dans le domaine dentaire, l'hypnose se fait populaire. Utilisée pour diminuer la douleur ou pour accommoder les clients allergiques aux anesthésiants locaux, elle demeure une bonne alternative.

Hélène Poirier en a fait l'expérience. «J'ai décidé de l'essayer parce que je devais absolument recevoir un traitement et que je n'avais plus tellement d'alternatives, sauf le traitement à froid ou l'anesthésie générale», explique-t-elle.

Et, à sa grande surprise, elle a apprécié l'expérience. «J'ai pu éviter les douleurs qui découlent normalement de la chirurgie», exprime Mme Poirier. Un autre avantage, son dentiste a exclu la douleur lors de la mise en transe.

Technique reconnue

Selon l'Ordre des dentistes du Québec, la technique d'hypnose dentaire est reconnue. Les professionnels qui la pratiquent doivent être accrédités par l'Ordre, en plus de faire partie de la Société québécoise d'Hypnose.

Appréciée des clients, l'hypnose médicale est en plein essor dans la grande région métropolitaine. En plus des dentistes, les psychologues ont commencé à l'utiliser, une nouveauté. Son utilisation diffère de celle en dentisterie.

Rémi Côté est l'un de ces psychologues. Pratiquant auparavant l'hypnose dans les écoles de la Commission scolaire de Montréal, il exploite maintenant son propre cabinet pour ce type d'interventions. «Les gens sont méfiants, c'est certain. C'est méconnu, mais vraiment efficace, avoue M. Côté. Cette technique me permet de faire des interventions tout en douceur afin de réduire l'anxiété, éviter des suicides ou guérir des phobies. Nos clients sont souvent des gens qui ont déjà tout essayé, qui fondent tous leurs derniers espoirs sur l'hypnose», explique-t-il.

Messmer, un exemple?

Les professionnels de l'hypnose rejoints par 24h s'entendent sur un point : les spectacles comme ceux de Messmer, nuisent au sérieux de l'hypnose. «Nous, on ne fait pas de manipulation, ajoute Rémi Côté. On convainc le patient que ses douleurs, quelles qu'elles soient, sont minimes. On remet au client le pouvoir de sa propre guérison en lui enseignant aussi des techniques d'autohypnose. C'est très différent!».

Sur l'île de Montréal, il y a quatre dentistes et une quinzaine de psychologues reconnus par la Société québécoise d'hypnose.

 
 

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