24 HEURES - Le dimanche 26 mars 2017

Fondation de la tolérance

Pour une année scolaire sans intimidation

28/08/2012 14h57 - Mise à jour 28/08/2012 15h23

Des jeunes participent à un atelier de la Fondation de la tolérance.
Photo: courtoisie Fondation de la tolérance
L'heure du retour à l'école a sonné, et pour certains élèves la rentrée est synonyme d'anxiété. Un enfant sur cinq est victime d'intimidation en milieu scolaire.

Homophobie et islamophobie sont les intimidations les plus fréquentes en milieu scolaire, selon la présidente et directrice générale de la Fondation de la tolérance, Anne Lagacé-Dowson. Viennent ensuite les insultes sur l'apparence. « Ce sont souvent les filles qui encaissent davantage sur leur façon de s'habiller et sur le poids », souligne-t-elle. Et cette pression sociale n'est pas sans conséquence.

« Ceux qui en sont victimes ont des difficultés scolaires, une mésestime de soi », poursuit-elle. C'est en secondaire 1 et 2 que l'intimidation est à son comble, alors que les enfants n'ont qu'entre 12 et 14 ans.

Ateliers interactifs dans les écoles

Pour lutter contre toutes les formes de discrimination, cette Fondation organise des ateliers interactifs dans les écoles québécoises. « Dans ces ateliers, nous sensibilisons et nous outillons les jeunes à lutter contre l'intimidation et la discrimination en leur apprenant le sens du respect, peu importe leurs différences », explique l'une des animatrices de la fondation, Anne-Marie Boucher. « En discutant ensemble nous arrivons à trouver un consensus. Ça aide les jeunes à avoir un milieu scolaire plus agréable », poursuit-elle.

Des conseils

Afin que cette année scolaire se passe sans intimidation, la Fondation de la tolérance donne quelques conseils aux parents.

« Les enfants doivent être conscients des limites à ne pas dépasser. L'intimidation s'exprime souvent par des insultes à répétition et de l'humiliation qui peut se déployer jusque dans les médias sociaux. Les parents doivent intervenir, ce n'est pas un problème qui se règle entre les jeunes », souligne le président du conseil de la Fondation, Marc Gold. La fondation propose également de garder le contact avec l'école et les professeurs afin de s'informer sur les problèmes présents dans les écoles. La nouvelle loi 56 légiférée en 2011 par le gouvernement du Québec est un pas de plus selon Anne Lagacé-Dowson.

Cette législation oblige les établissement scolaires à nommer une personne contact dans l'école pour affronter le problème. Parmi les autres conseils, la Fondation demande aux parents d'être plus attentif à l'humeur de leurs enfants, d'être à leur écoute et enfin leur enseigner l'empathie.

sarra.guerchani@quebecormedia.com

 
 

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