24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Médecins de famille

Gaétan Barrette refusera de démissionner s'il échoue

22/08/2012 11h47 

Gaétan Barrette
Photo Annie T. Roussel / Agence QMI

CHÂTEAUGUAY – Le candidat caquiste Gaétan Barrette refuse de s'engager à démissionner, dans un an, s'il devient ministre de la Santé et ne parvient pas à remplir sa promesse d'offrir un médecin de famille à tous les Québécois.

Pas question de quitter ses fonctions en cas d'échec. Cette question hypothétique, de toute façon, est «très amusante en terme de polémique», mais «politiquement inutile», a-t-il répondu à un journaliste.

«Je vais réussir à donner un médecin de famille à tous les citoyens alors ça, pour moi, ce n'est pas une possibilité (de démissionner). On va arriver à destination. Alors je vous annonce que, si le 4 septembre 2013 je n'ai pas réussi et que je réussis le 4 octobre 2013, non je ne vais pas démissionner.»

«Ça ne fonctionne pas comme ça la politique», a-t-il ajouté. «Admettons que dans la prochaine année, il tombe un météorite sur le Québec et qu'il y a une crise mondiale écologique? Et que je ne réussisse pas parce que je dois faire autre chose en terme de santé publique; est-ce que je vais démissionner?»

«Vous me demandez de prendre une décision maintenant pour dans un an sur un exercice dont on ne sait pas comment il va se terminer. À mon avis il va se terminer favorablement. Je vais livrer la marchandise et si je ne livre pas la marchandise, serait-il raisonnable de se demander pourquoi elle n'a pas été livrée?», a-t-il lâché, avec toute la fougue qu'on lui connaît.

Marois comparée à Dalida

Le Dr Barrette, qui a pris la tête de la caravane caquiste en l'absence de François Legault (qui se prépare à son face-à-face contre la chef péquiste) a par ailleurs comparé Mme Marois à la chanteuse Dalida, référant à sa célèbre chanson Paroles, mercredi matin, lors d'un point de presse de l'équipe santé à Châteauguay.

«J'invite Mme Marois, ce soir [mercredi], au débat, pour une fois, de répondre aux questions. On a compris sa dynamique, parler, parler, c'est Dalida… Parler, parler, parler et ne jamais répondre aux questions. Pas de cadre financier, pas de chiffres, pas d'engagements. Il y en a un : elle a pris l'engagement de ne rien faire et d'attendre que les choses se règlent toutes seules en santé!», a-t-il tonné.

Les caquistes expulsés

Ironiquement, l'équipe santé de la CAQ n'était pas la bienvenue, mercredi matin, dans le stationnement du centre régional Châteauguay (la circonscription du ministre libéral Pierre Moreau). Quelques minutes après le point de presse devant le restaurant Tutti Frutti, la caravane caquiste (l'autobus identifié de la CAQ et les deux autobus des médias) ont dû quitter le stationnement précipitamment.

Les gestionnaires du centre commercial auraient indiqué à des responsables de la CAQ qu'ils appelleraient la police si les autobus demeuraient dans le stationnement «privé», pourtant quasi désert. Mardi, un autre imbroglio du genre s'était produit dans une résidence pour retraités de Kirkland. Lors du passage de Jacques Duchesneau, la grande majorité des photographes et caméramans ont dû rebrousser chemin, n'ayant pas obtenu la permission d'entrer dans l'établissement.

 
 

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