24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Accident tragique à La Ronde

Le mystère persiste

06/07/2012 14h51 - Mise à jour 07/07/2012 14h36

Le tragique accident est survenu vers 13h30.
Photo: Michel Desbiens / Agence QMI
MONTRÉAL - Les circonstances entourant l'accident mortel survenu vendredi au parc d'attractions La Ronde demeurent nébuleuses.

L'identité de la victime, un employé du parc âgé de 67 ans, n'a pas encore été dévoilée. Il semble toutefois qu'il s'agisse d'un plombier qui aurait fait carrière à la Ville de Montréal pendant une trentaine d'années. Il travaillait maintenant de façon saisonnière pour La Ronde.

La Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST), qui a mené son enquête sur le site du drame vendredi soir, a maintenant quitté les lieux. Les résultats de cette enquête ne sont pas encore disponibles et plusieurs témoins doivent être rencontrés. Aucune conclusion n'a été tirée pour le moment.

La CSST traite la tragédie comme un accident de travail. Des sources policières n'écartent cependant pas la possibilité d'un suicide.

Une thèse que réfute catégoriquement le président du Syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal, Michel Parent, qui connaissait bien la victime. «La thèse du suicide, je connais l'individu, c'est un très bon vivant, ça, je ne crois pas ça, je ne crois pas ça du tout, aucunement», a-t-il soutenu.

La mort de son ami l'a chaviré. «J'étais estomaqué, j'étais à terre quand je l'ai appris. J'ai de la misère à comprendre les circonstances, a-t-il dit. Ce que je pense qui est arrivé, c'est que dans les manèges de la sorte, souvent les gens vont échapper leur cellulaire, lunettes, casquette dans l'aire de jeu. Et on demande souvent aux employés d'aller les chercher si possible. Je pense qu'il a voulu rendre service à quelqu'un et en faisant ça, il ne s'est pas méfié du manège.»

Selon lui, l'homme de 67 ans était très consciencieux. Il avait une vaste expérience de travail dans le domaine et aucun incident ne lui était arrivé auparavant.

«C'est un accident déplorable. Il y a une procédure établie. Pour aller travailler dans ces zones-là, il faut absolument que le manège soit en arrêt, que le système électrique soit cadenassé avant qu'il y ait ouverture de la clôture pour donner accès à cet endroit-là. Il connaissait assurément toute cette procédure.»

Accident mystérieux

Vers 13h30 vendredi, l'homme — qui se trouvait dans la zone de sécurité restreinte verrouillée — a été heurté à mort par la rame du manège le Vampire, dans laquelle se trouvaient plusieurs personnes.

Charles Noiseux était l'une d'elles. Selon lui, l'homme faisait dos au manège lorsque l'impact est survenu et ne semblait pas avoir d'outils sur lui.

«Je l'ai vu passer à ma gauche en dessous du wagon, a-t-il raconté. Et ensuite lorsqu'on est repassé au-dessus de la scène, je l'ai vu à terre avec du sang...»

Que faisait donc cet homme dans cette zone à l'accès restreint? L'enquête se poursuit.

 
 

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