24 HEURES - Le mardi 17 octobre 2017

30e manif nocturne

Au moins 450 arrestations

23/05/2012 21h27 - Mise à jour 24/05/2012 01h11

Les policiers ont procédé à des arrestations de masse lors de la 30e manifestation nocturne.
© Maxime Deland / Agence QMI

MONTRÉAL - Ponctuée de multiples concerts de casseroles, la 30e marche nocturne a réuni des milliers de personnes dans les rues de Montréal, mercredi soir, bien qu'elle ait été déclarée illégale avant même le départ des manifestants.

La marche s'est déroulée pacifiquement pendant près de trois heures, avant de dégénérer au coin des rues Saint-Denis et Sherbrooke.

Au moins 450 personnes ont été arrêtées lors d'une arrestation massive.

L'opération policière s'est déroulée jusqu'aux petites heures de matin afin de procéder à l'identification des centaines de manifestants.

Des projectiles, dont certains étaient enflammés, ont été lancés aux policiers, qui ont rapidement encerclé la foule, vers minuit.

Toute la soirée, en plus de la marche habituelle, des manifestations spontanées se sont mises en branle dans d'autres secteurs de la ville, certaines rassemblant plusieurs milliers de personnes.

À la suite des concerts de casseroles auxquels de nombreux citoyens solidaires ont pris part, des marches familiales sont parties de plusieurs endroits, serpentant dans la ville et se croisant à certaines intersections.

Vers 20 h 15, environ 150 personnes se préparaient déjà à marcher dans les rues de la ville pour une 30e soirée d'affilée.

À peine les gens avaient-ils commencé à se rassembler au parc Émilie-Gamelin que la 30e marche nocturne a été déclarée illégale par les policiers.

N'ayant pas obtenu de trajet à l'avance, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a rapidement annoncé à la foule que la manifestation était illégale en vertu du nouveau règlement municipal.

Les policiers ont cependant précisé que la manifestation serait tolérée, sauf si des méfaits étaient commis.

Le groupe s'est mis en marche peu avant 21 h, empruntant le boulevard de Maisonneuve, vers l'ouest. Certains marcheurs plus intenses scandaient : «Je veux mon ticket!»

Peu avant minuit, la marche avait perdu quelques centaines de joueurs, mais comptait toujours environ 1500 personnes.

Cependant, l'ambiance est devenue survoltée, ce qui a fini par susciter les arrestations de masse.

Plus tôt, les policiers avaient procédé à deux arrestations. Une première a eu lieu vers 22 h 10, sur la rue Sainte-Catherine, pour voies de fait. Une manifestante aurait craché au visage d'un policier à vélo. L'autre arrestation s'est produite à 23 h, et le suspect était masqué.

Vers 22 h, alors que les marcheurs étaient sur l'avenue Viger, les policiers ont brièvement été en état d'alerte, avertissant les manifestants de ne pas se rendre sur l'autoroute Ville-Marie. Il semble que personne n'y soit allé.

Au début de la soirée, alors que des centaines de personnes marchaient, des gens restés à la place Émilie-Gamelin prenaient part à une manifestation plus ludique. Disant vouloir respecter le règlement, ils traversaient la rue en groupe de moins de 50. Ils veillaient à rester sur les trottoirs et se fiaient aux feux de circulation pour synchroniser leurs déplacements.

 
 

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