24 HEURES - Le dimanche 25 juin 2017

Machines distributrices

Les nouveaux 1 $ et 2 $ incompatibles

13/01/2012 17h43 

En raison du changement des métaux dans lesquels elles seront fabriquées, les pièces de 1 $ et de 2 $ ne seront plus acceptées dans les machines distributrices.
©Paul J. Richards/AFP

MONTRÉAL - Les nouvelles pièces de 1 $ et de 2 $ que Monnaie royale canadienne s'apprête à mettre en marché seront incompatibles avec les milliers de machines distributrices de croustilles, chocolat et boissons gazeuses, occasionnant des coûts de 40 millions $ dans cette industrie.

C'est le changement dans la constitution des pièces qui est responsable de ces dépenses. Les pièces passeront du nickel à l'acier, un passage obligé peut-on lire dans la Gazette du Canada. «Le prix du nickel à la London Metal Exchange a connu des fluctuations de plus de 1000 % et le métal se négocie actuellement à un prix quatre fois plus élevé qu'en 2000», constate-t-on.

Ce remplacement des métaux utilisés modifiera le poids d'une pièce de 2 $ qui passera de 7 g à 6,27 g, et d'une pièce de 1 $, qui passera de 7,3 g à 6,92 g, des différences suffisantes pour qu'une machine refuse de distribuer les sacs de croustilles.

Pour l'Association canadienne d'autodistribution (ACAD) qui a été consultée depuis 2008 en vue de ce changement de cap, le prix à payer est évalué à 40 millions $.

Ajuster une vieille machine distributrice coûte environ 300 $, et 100 $ pour un modèle plus récent.

L'entreprise Bell, qui possède des dizaines de milliers de téléphones publics répartis au Québec et en Ontario, a confirmé qu'elle devra recalibrer les appareils puisqu'ils acceptent les pièces de 1 $.

Construire des pièces en acier au lieu du nickel doit faire économiser 107,5 millions $ en 10 ans au gouvernement.

Les anciennes pièces seront progressivement retirées pour en récupérer les métaux.

 
 

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