24 HEURES - Le lundi 20 mai 2019

Foire nationale de l’emploi

Les immigrants à l’assaut des régions

17/10/2011 04h00 

De nombreux immigrants se sont rendus à la Foire nationale de l'emploi pour se laisser tenter par un emploi en région.
Photo : Étienne Laberge : 24H
etienne.laberge@24-heures.ca Pour la première fois, la Foire nationale de l’emploi de la Place Bonaventure a ciblé la clientèle immigrante de Montréal pour les inciter à dénicher un emploi en région, une opération charme qui semble avoir atteint sa cible.

Parce que 80 % des immigrants s’installent à Montréal, la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) s’est associée à la foire pour « vendre » la région aux immigrants.

« Je suis vraiment très encouragé parce que j’ai rencontré plusieurs employeurs dans d’autres régions, confie Paul Mathurin Zang, un Camerounais au Québec depuis à peine un mois.

Ce dernier était visiblement emballé après sa tournée des kiosques. « Je croyais qu’il n’y avait qu’à Montréal que les opportunités se trouvaient. J’ai découvert la région d’Outaouais et Chaudière-Appalaches et en plus, j’ai déposé sept CV.»

De partout sur le globe

Ils sont Asiatiques, Africains, Maghrébins, Français, Moldaves, Roumains, et tous ont un objectif : dénicher un emploi, parfois coûte que coûte.

« Le mot clef qui revient souvent c’est : n’importe où. Ils ne veulent pas rester au chômage ou bénéficier de l’aide sociale. Certains sont prêts à dormir sur un petit matelas par terre pour sauver quelques sous et ainsi s’éviter l’aide sociale », explique Roxane Fournier, directrice de l’organisme Accueil liaison pour immigrants (ALPA).

Les compétences détenues par cette masse de futurs employés sont diverses. Informatique, génie industriel et civil, enseignement... Certains domaines décevront les travailleurs par les nombreux obstacles.

« En enseignement par exemple, ce sera long. Il faut faire les équivalences. On parle de plusieurs mois et souvent la personne se décourage. La santé aussi. Ça, c’est encore pire », poursuit Mme Fournier.

Du chemin à faire

Les chercheurs d’emploi ne sont cependant pas tous enclins à s’établir en région.

« Je viens juste d’arriver à Montréal il y a trois mois, explique Danielle Kandje, Camerounaise. Je souhaite d’abord explorer toutes les possibilités ici avant d’entrevoir m’établir en région. »

La famille, les amis et les réseaux sociaux sont souvent évoqués pour demeurer dans la métropole.

L’événement s’est tenu mercredi et jeudi dernier.

 
 

Incontournables