24 HEURES - Le samedi 23 septembre 2017

Création de la première chaire de recherche en cancer ORL au Québec

16/08/2011 22h28 

René Angélil a accepté que l'on donne son nom à la chaire de recherche.
Photo : Étienne Laberge / 24H
Le Québec a vu naître mardi sa toute première chaire de recherche sur les cancers ORL, des cancers qui s’attaquent à la langue, la gorge, le nez, les sinus et les cordes vocales.

La Chaire de recherche en oncologie ORL Dr Azar Angélil, qui tire son nom de feu Dr Antoine Azar, pilier en oto-rhino-laryngologie de l’hôpital Saint-Luc, et de René Angélil dont tous connaissent le dur combat qu’il a mené contre un cancer de la gorge il y a 10 ans.

Présent lors du lancement, René Angélil n’a pas manqué de témoigner sa surprise face au dévouement des professionnels de la santé impliqués.

« J’ai été renversé par la passion des médecins et de ces chercheurs à vouloir aider les gens, vouloir trouver des solutions, traiter les patients de la meilleure façon », a-t-il lancé après une présentation sur grand écran de sa tendre moitié, Céline Dion, qui témoignait elle aussi de la dévotion des professionnels impliqués dans ce projet.

Davantage d’efficacité

Concrètement, l’organisme permettra d’avoir une vue d’ensemble sur les recherches réalisées dans ce domaine au Québec. Le Dr Louis Guertin, chef du service ORL du CHUM a beaucoup d’attentes face à la nouvelle organisation scientifique.

« La chaire va nous permettre d’avoir notre chef d’orchestre. Ça va faire en sorte de focaliser la recherche, que tout le monde ira dans la même direction. Ça va empêcher qu’il y ait de l’énergie perdue, », a-t-il résumé.

La chaire a débuté ses opérations grâce à un don de 500 000 $ de la Fondation du CHUM, 250 000 $ de Quebecor, et 100 000 $ de Groupe Jean Coutu, sans compter les dons personnels des médecins ORL de 200 000 $.

Plus d’un millier de cas par an

Au Québec, on dénombre 1 200 nouveaux cas de cancer ORL chaque année. Ils sont le quatrième cancer le plus fréquent cancer chez l’être humain.

L’instigatrice de la chaire de recherche, Dre Lyne Desnoyers, explique les défis qui attendent les malades qui en sont atteints.

« Il modifie toute la qualité de vie des patients. Ils ont de la misère à parler, ils n’arrivent plus à avaler, ils éprouvent de la difficulté à bouger le visage. Parfois ils perdent un œil ou une oreille. C’est un cancer qui est très marquant », détaille-t-elle.

Environ 40 % à 60 % des personnes atteintes survivent à la maladie.

etienne.laberge@24-heures.ca

 
 

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