24 HEURES - Le samedi 23 septembre 2017

Les jeunes Montréalais veulent une meilleure qualité de vie

01/06/2011 14h15 

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Les jeunes Montréalais veulent plus de covoiturage, sont préoccupés par la qualité de vie en général, veulent des produits bios abordables, souhaitent l’élargissement du réseau des pistes cyclables et veulent avoir de meilleures relations avec leurs voisins.

C’est ce qui ressort d’une enquête mondiale sur la vision des jeunes du développement durable menée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement auprès de plus de 8000 jeunes originaires de 20 pays différents.

L’enquête nord-américaine, menée par deux chercheurs de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université Concordia, portait sur 400 étudiants universitaires de 18 à 35 ans de Halifax, Montréal, et New York.

« Les jeunes à travers le monde ont identifié la pauvreté et la dégradation de l’environnement comme principaux défis de l’avenir et les jeunes Montréalais n’échappent pas à la tendance » affirme Solange Tremblay, coresponsable de l‘étude nord-américaine et professeure à l’UQÀM.

L’étude démontre aussi le déficit de communication entre les jeunes et les pouvoirs publics. Alors que 66 % d’entre eux ne savent pas comment leur communauté est gérée, près de 75 % croient toutefois qu’ils peuvent avoir une influence sur les pouvoirs publics et seulement moins de 15 % des jeunes sondés ne participaient à aucune activité dans leur communauté.

Les priorités clés des jeunes Montréalais sont dans l’ordre, la pauvreté, l’environnement, les services sociaux et la démocratie. Ils aspirent aussi à une résidence plus grande, un jardin, et peut-être une maison.

« J’espère qu’on va se servir de ces résultats pour mettre en place des politiques au niveau local et communautaire », affirme Mme Tremblay.

Élément comparatif intéressant : les jeunes Montréalais sont trois fois plus soucieux que les jeunes d’Halifax de la santé de la démocratie. C’est en fait leur quatrième préoccupation, après la pauvreté, l’environnement et les services sociaux.

Près de 58 % des répondants provenaient de la tranche d’âge 18-23 ans, et 80 % habitaient en milieu urbain.

 
 

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