24 HEURES - Le mercredi 13 décembre 2017

Élèves en difficulté d’apprentissage

La Coalition se réunit pour la première fois

29/05/2011 16h57 - Mise à jour 29/05/2011 17h01

Xavier-François Joly et Kazmera Joly souffrent tous deux de difficulté d'apprentissage et leur mère juge que le système québécois d'éducation est inadéquat pour répondre à leurs besoins.
Photo : Étienne Laberge / 24H
Entre 200 et 300 personnes faisant partie de la coalition Pour une intégration réussie a tenu son premier rassemblement au parc Saint-André-Apôtre, dimanche.

Les spécialistes du milieu de l’éducation et les parents d’élèves en difficulté se sont retrouvés sous les tentes, ciel pluvieux oblige, pour discuter de l’intégration scolaire des élèves en trouble d’apprentissage. Jeux pour les enfants et discussions entre différents acteurs du milieu étaient au menu.

On se souvient que la jeune coalition, créée en mars, s’était donnée pour mandat de pousser le gouvernement à fournir les ressources nécessaires pour voir au problème des élèves en difficulté d’apprentissage, un problème qualifié de fléau par certains.

De l’Ontario au Québec

Rencontrée sur les lieux, la mère de deux enfants en trouble d’apprentissage, Marjorie Lévesque, connaît bien les manquements du système québécois d’éducation puisqu’elle a côtoyé celui d’Ontario, une expérience qui lui permet de comparer les différentes approches.

Malheureusement pour elle, ses enfants sont laissés à eux-mêmes de ce côté-ci de la frontière.

« Mon garçon souffrait de dyslexie sévère. Il était incapable de lire. En Ontario, il était dans une classe spéciale de cinq élèves et il avait une orthophoniste. Une fois au Québec, on ne voulait pas reconnaître son diagnostic. Aucun professionnel ne le suivait. Après plusieurs mois d’analyse de son cas, on nous a annoncé que, la meilleure solution, était qu’il devait doubler son année. C’est désastreux, raconte-t-elle, frustrée de la situation.»

Sa fille, aussi en trouble d’apprentissage, s’est fait proposer le même type de remède douteux. « On lui a dit d’aller en récupération sur l’heure du dîner… », s’indigne-t-elle.

La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, doit annoncer une série de mesures en juin visant à soutenir les élèves en difficulté. Ce moment est redouté par la coalition qui craint des changements insuffisants.

La coalition est une initiative de la Fédération autonome de l’enseignement.

etienne.laberge@24-heures.ca

 
 

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