24 HEURES - Le jeudi 27 avril 2017

« Branle-bas de combat ! La vie au port de Montréal, 1939-1945 »

Le port de Montréal en pleine Seconde Guerre mondiale

17/04/2011 17h14 

De nombreux chantiers maritimes ont été menés à Montréal pendant la Seconde Guerre mondiale pour réparer les navires.
Photo : Courtoisie
Une exposition virtuelle et interactive dévoilant certaines facettes de l’histoire du port de Montréal pendant la guerre 39-45 est accessible depuis lundi sur le site web des Quais du Vieux-Port.

À travers les témoignages de neuf personnages fictifs, les plus curieux se plongeront dans la vie quotidienne des Montréalais de l’époque, et découvriront les conséquences que la guerre a pu engendrer sur ce qui fut jadis, l’un des plus grands ports internationaux.

« C’est la possibilité de présenter un pan inédit de ce qui s’est passé ici à cette période, d’autant plus que c’est un sujet qui n’est pas abordé à l’université », a expliqué Cybèle Robichaud, chargé de projet à la Société du Vieux-Port de Montréal.

« Tous les secrets ne sont pas dévoilés, mais c’est un moment important qu’il fallait sortir de l’ombre », a ajouté Joanne Burgess, professeur au Département d’histoire de l’UQAM, qui a participé aux recherches.

L’adaptation du port à la guerre

Se positionnant comme l’un des fournisseurs essentiels pour le ravitaillement des populations civiles et militaires de la Grande-Bretagne, le port de Montréal a fonctionné à plein régime pendant presque la moitié de la Seconde Guerre mondiale. Dans une ville en ébullitions, les chantiers maritimes et les convois de marchandises se sont multipliés.

Des mesures spéciales furent également mises en place pour plus de sécurité. « Diffusion minimum d’informations sur les arrivées et départs des navires, interdiction de prendre en photo les installations portuaires, contrôles d’accès pour contrer les risques de sabotage et présence policière accrue », a énuméré Mme Burgess.

Le port de Montréal demeurait cependant une cible pour l’ennemi. En 1942, une partie du fleuve Saint-Laurent et de son golfe furent fermés pour limiter les risques d’attaques allemandes.

À l’époque, plus d’une vingtaine de navires auraient été atteints par les sous-marins ennemis.

melanie.colleu@24-heures.ca

 
 

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