24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Un plan d’action pour s’attaquer à ces bestioles

24/03/2011 16h48 

Michael Applebaum, vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal.
Photo: Joël Lemay
Montréal compte s’attaquer à la problématique des punaises de lit dès juin, mais ne dispose d’aucun budget pour mettre en œuvre son plan d’action qui comprendra un règlement pour obliger les exterminateurs à déclarer leurs interventions et un registre pour mesurer l’intensité de l’infestation.

Michael Applebaum, vice-président du comité exécutif de la Ville, a annoncé jeudi que la Ville pourra « maximiser l’efficacité des interventions pour éliminer les punaises » avec les douze objectifs du plan d’action régional de lutte contre les punaises de lit.

Une fois adopté en juin, les gestionnaires de parasites devront obligatoirement déclarer leurs activités d’extermination sur le territoire montréalais.

Un registre permettra aussi de recueillir des données sur l’intensité et l’évolution des infestations de punaises de lit par quartier au moyen de la déclaration obligatoire des exterminateurs, des requêtes de citoyens et des interventions des inspecteurs sur les cas d’infestation.

Cependant, M. Applebaum a confirmé qu’il n’y aura pas de nouveaux inspecteurs pour mener ces travaux sur le terrain.

Le plan suggère plutôt de « profiter des déplacements des inspecteurs » lors de divers problèmes et qu’« à l’occasion de ces visites, ils seront à même de poser quelques questions aux occupants pour déceler précocement une infestation ».

Propriétaires délinquants

France Émond, porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), juge que la ville aurait pu prévoir d’autres mesures pour prendre la relève des propriétaires qui refusent d’agir.

« Tant que le problème persiste, il faut continuer à faire des interventions pour éviter ce qui s’est produit au Domaine Renaissance à Saint-Léonard », mentionne-t-elle.

Cette dernière pense aussi qu’il faudrait inciter le propriétaire à régler le problème plus rapidement que dans un délai de 30 jours, comme il est prévu actuellement lorsque le locataire dépose une requête à la ville.

Ampleur du problème

D’après un sondage réalisé en 2010, 2,7 % des familles montréalaises auraient eu des punaises de lit dans leur domicile au cours de l’année avant l’enquête.

Or, selon Harold Leavey, spécialiste en gestion parasitaire, cette donnée « n’a rien à voir avec la réalité » et serait plutôt de l’ordre de 10 % de foyers qui auraient subi ce problème et certains quartiers seraient beaucoup plus touchés que d’autres.

De plus, M. Leavey croit que la Ville devrait accorder de l’attention au problème de l’itinérance pour parvenir à l’élimination des punaises de lit.

« Il y a plus de 30 000 itinérants qui se promènent dans les lieux publics et ils transportent avec eux des punaises », considère-t-il.

Par ailleurs, M. Leavey, qui est aussi propriétaire de l’entreprise Maheu extermination, espère que la Ville parviendra à convaincre le ministère de créer une formation spécialement axée sur l’extermination des punaises de lit pour les gestionnaires de parasites, tel que prévu dans son plan d’action.

josianne.desjardins@24-heures.ca

 
 

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