24 HEURES - Le samedi 19 août 2017

Des chiens détecteurs de punaises de lit

12/01/2011 16h51 

Mario Lavigne, propriétaire de l’entreprise PK-9 Chiens de détection, accompagné de ses deux labradors bruns, Cole et Chubby.
Photo: Sébastien St-Jean
Les Québécois disposent désormais une nouvelle avenue pour détecter s’ils sont en présence de ces bestioles dans leur domicile : des chiens de détection, qui opèrent pour environ 200$ la visite.

Dans la Belle Province, moins de cinq entreprises offriraient ce service plutôt particulier, estime Mario Lavigne, propriétaire de l’entreprise PK-9 Chiens de détection située à Val-des-Lacs.

L’homme, qui est l’un des seuls à offrir ce service dans la grande région de Montréal, a décidé, il y a un an et demi, de se lancer la chasse aux punaises de lit avec ses deux labradors bruns, Cole et Chubby.

Ces derniers, qui avaient déjà été entraînés pour faire la détection d’accélérant sur les scènes d’incendie, ont dû suivre une formation intensive de 450 heures afin de repérer ces bestioles dans votre habitat.

« Pour qu’un chien soit apte à exécuter ce genre d’opération, il faut du temps et des répétitions », affirme M. Lavigne.

«Ça se passe en odeur dans leur monde. On dit que les chiens fonctionnent à 75% avec leur odorat et 25% avec la vision. On leur apprend une odeur, ils la retiennent et ils peuvent ensuite la détecter », ajoute-t-il.

Efficace ?

Rencontré dans les bureaux de 24H mercredi midi, M. Lavigne s’est présenté avec ses deux chiens, afin de prouver qu’ils étaient bel et bien à la hauteur de la situation.

« Ils se sentent déjà d’attaque pour trouver des punaises de lit. Ils sont entraînés pour ça vous savez ! », a-t-il lancé avec fierté, en expliquant que ses chiens mettent habituellement deux minutes et demie pour balayer une pièce.

En guise de démonstration, M. Lavigne a caché deux petits contenants renfermant chacun une punaise de lit vivante, dans une pièce 12 pi par 22.

En un peu moins de deux minutes, l’un des deux chiens a repéré l’endroit où ces deux punaises « grosses comme un pépin de pomme » étaient cachées. Afin de signaler sa découverte, le chien s’est agité et puis s’est assis, regardant droit dans les yeux son maître.

« Mes chiens ont suivi le même entraînement que ceux qui détectent les drogues et les explosifs », assure ce dernier.

M. Lavigne a estimé la valeur de ses deux chiens à 10 000 $ chacun, considérant l’entraînement qu’ils ont reçu.

À son avis, un bon chien de détection doit avoir un nez volumineux, tout comme les labradors, les bergers allemands ou encore les caniches royaux.

Selon lui, même si les exterminateurs font un bon travail, le meilleur ami de l’homme peut trouver où les punaises de lit se cachent, sans avoir à déplacer quoi que ce soit.

Un nouvel outil « qui a ses limites »

Appelés à réagir sur le sujet, 24H a contacté des entreprises d’extermination pour avoir leur avis sur l’efficacité des chiens détecteurs de punaises de lit.

Selon Denis Belisle, directeur de Biotech extermination, «le chien aura du succès pour diagnostiquer le problème au début de l’infestation ».

Pour Harold Leavey, propriétaire de Maheu extermination, c’est un outil qui « a ses limites ».

« S’il y a des punaises de lit qui sont cachées très loin dans les murs, dans ce cas, l’intervention est inutile. De plus, si le chien trouve des punaises, ça augmente le coût de la facture pour exterminer le tout », a-t-il conclu.

josianne.desjardins@24-heures.ca

 
 

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