24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Projet de loi sur les écoles passerelles

Plus de 5000 contre 115

18/10/2010 21h52 

Quelque 5 000 personnes se sont réunies lundi soir devant les bureaux du premier ministre à Montréal pour signifier leur colère contre la volonté du gouvernement d'aller de l'avant avec le projet de loi 115.
Photo: Luc Cinq-Mars / 24H
Au moment même où le gouvernement Charest s’affairait à adopter sous bâillon le projet de loi 115 sur les écoles passerelles, quelque 5 000 personnes se sont réunies lundi soir devant les bureaux du premier ministre à Montréal pour signifier leur colère.

Après avoir qualifié cette loi « bâtarde et applaventriste », le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Mario Beaulieu a appelé les Québécois à se mobiliser pour contrer la manœuvre du gouvernement. « Vous pouvez nous bâillonner à l’Assemblée nationale, mais vous ne pouvez pas nous bâillonner dans la rue.»

Ayant préenregistré un message sonore pour l’occasion, Pauline Marois s’est engagée à « faire disparaître les écoles passerelles », une promesse qui a soulevé la foule déjà acquise d’avance. Celle-ci a d’ailleurs scandé, pendant les deux heures qu’a duré l’événement, des slogans portant autant sur la défense de la langue que sur la souveraineté.

Parmi les nombreux représentants syndicaux ayantt pris la parole, on retrouvait la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, pour qui le fait de « monnayer des droits pour une minorité à l’encontre des choix collectifs et du régime général auquel est soumis l’ensemble de la population est profondément injuste, abject et antidémocratique. »

Cette dernière a également mal digéré la façon dont s’y est pris le gouvernement pour en venir à ses fins. « Bâillonner l’Assemblée nationale sur un enjeu linguistique, c’est 1000 fois pire que la simple perspective d’avoir recours à la clause nonobstant pour défendre le bien commun et l’intérêt collectif ».

Des artistes ont également prêté leur voix à l’événement. Très émotif, le comédien Julien Poulin a décrié les ministres et le premier ministre « qui font de la politique sur le dos de la loi 101 » et pour qui « une langue ne sert qu’à lécher pour partager le pouvoir ».

Quant au chanteur Daniel Boucher, il a entonné Chez Nous et Le Chant d’un Patriote, tout en rappelant l’importance de parler en français avec les nouveaux arrivants.

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