24 HEURES - Le samedi 11 février 2012

Huit recommandations pour une meilleure transition au Cégep

23/08/2010 16h13 

C'était la rentrée au Cégep du Vieux-Montréal, lundi.
Photo : Sébastien St-Jean
Taxés par certains enseignants d’être moins bien préparés que leurs prédécesseurs, les cégépiens issus de la réforme proposent huit solutions qui leur permettront d’être mieux outillés dans leurs prochaines années d’études, des recommandations qui sont reçues froidement par les directeurs d’établissement.

Alors que la nouvelle cohorte d’étudiants entreprenait son diplôme d’études collégiales lundi, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) propose à Québec des modifications dans les cours de français, de mathématique et de chimie et dans la pédagogie des enseignants.

Affirmant d’emblée être « plus autonomes et plus à l’aise dans certains domaines » que leurs prédécesseurs, les cégépiens se demandent tout de même s’ils sont à niveau dans tous les domaines.

La FECQ propose en effet dans cinq de ses huit recommandations d’ajouter au cégep des notions laissées de côté en mathématique et en chimie au secondaire, de modifier les préalables au programme de Science nature et d’éliminer la compétence à acquérir « Réviser et corriger » pour les meilleurs étudiants en français.

« Nous saluons les intentions du ministère de vouloir améliorer la qualité du français chez les jeunes, mais mettre tous les œufs dans le même panier ne nous apparaît pas la meilleure solution », fait valoir le président Léo Bureau-Blouin.

Ce dernier demande également aux directions d’établissement qu’elles dispensent des formations aux enseignants pour qu’ils « adaptent leurs pratiques pédagogiques en fonction des étudiants issus du renouveau pédagogique ».

Le ministère, lui, devrait pour sa part créer des structures locales et régionales de concertation entre les enseignants des Cégeps et du secondaire.

Période d’adaptation

Présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement, Chantal Longpré pose toutefois un bémol devant ces idées et préfère attendre de voir comment s’adapteront les deux parties.

« Les efforts devront venir des deux côtés. Il faut permettre à l’enseignant de choisir avec ses élèves la meilleure façon de leur enseigner et il va falloir donner la chance aux étudiants de montrer ce qu’ils sont capables de faire », souligne-t-elle.

Mme Longpré croit aussi qu’il faut attendre de voir si les formations et les rencontres préconisées par la FECQ seront nécessaires.

« Il ne faut pas se cantonner dans les structures, comité, rencontres, message des directions aux enseignants. Il faut partir de la base. Si les enseignants en ont besoin, ils vont le demander », indique-t-elle.

Au cabinet de la ministre de l’Éducation, la porte-parole Amélie Légaré assure que les recommandations seront prises au sérieux, mais croit également qu’il faut d’abord « laisser les étudiants entrer au cégep ».

stephanie.saucier@24-heures.ca

 
 

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