24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Traitements in vitro : les cliniques haussent leurs effectifs

05/08/2010 17h20 - Mise à jour 05/08/2010 17h55

La clinique de fertilité Ovo à Montréal a haussé ses effectifs afin de mieux répondre à la demande.
Photo: Joël Lemay
Si depuis l’annonce de la gratuité des traitements de fécondation in vitro, des médecins anticipent un débordement des listes d’attente, les cliniques de fertilité étaient prêtes jeudi à absorber la demande, certaines d’entre elles ayant même doublé leurs effectifs en prévision de l’achalandage record des prochaines semaines.

« On a augmenté le nombre de notre personnel administratif, de nos infirmières, ainsi que de nos réceptionnistes pour être en mesure d’absorber la demande », a indiqué Carole Rhéaume, directrice d’Ovo Fertilité à Montréal, lors de la première journée de la gratuité des traitements au Québec.

Ajout de plages horaires

Au cours des prochaines semaines, la clinique prévoit d’ailleurs doubler ses activités.

Des plages horaires ont par ailleurs été ajoutées et les effectifs de la clinique ont pratiquement été doublés afin de répondre à la demande.

Les neuf médecins spécialisés en fécondation in vitro ont également étiré leurs heures de travail pour traiter un plus grand nombre de patientes.

« On n’est pas inquiet par rapport à notre capacité de fournir à la demande, ce qui nous inquiète, c’est plus que le gouvernement établisse un plafond du nombre de clientes pouvant avoir recours au traitement chaque année », nuance Mme Rhéaume.

Au Centre universitaire de santé McGill, on est d’avis qu’il n’y a pas lieu de paniquer, mais on avoue que cela prendra encore quelques mois avant de s’ajuster à la demande.

« À date, ça va bien, nous traitons le même nombre de patientes que dans les dernières semaines, alors il n’y a pas de raison de paniquer », indiquait jeudi le directeur du centre, Hananel Holzer.

« C’est certain qu’on pourrait en traiter plus si on avait plus de médecins spécialistes, mais nous sommes présentement en train d’augmenter nos effectifs afin de doubler le nombre de cycles dans les prochains mois », ajoute-t-il.

Encore trop tôt

Du côté du ministère de la Santé et des Services sociaux, on indique qu’il est encore trop tôt pour dresser un portrait de la situation dans les cliniques et qu’on s’ajustera au fil des mois selon la demande. ¨

« On sait qu’il va avoir une demande importante, on est content de débuter cette couverture et dans les jours à venir, ce sera de voir quelle est la demande et de s’ajuster selon la demande », commente l’attachée politique du ministre de la Santé, Marie-Eve Bédard.

« Graduellement, on va augmenter l’accessibilité au service, tout en tenant compte de la capacité des cliniques privées », ajoute-t-elle.

Alors que cette année, le gouvernement s’attend à rembourser 3500 cycles in vitro, il prévoit augmenter ce nombre à 7000 d’ici 2015.

alexandra.roy@24-heures.ca

 
 

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